Notre parcours, jour après jour

Leeds once more

Aujourd’hui, Leeds, suite et fin. Nous avons donc continué l’exploration de cette ville, plutôt agréable. Nous avons donc fini notre parcours Street art, et en passant, nous avons traversé quelques belles arcades et marchés, admiré quelques édifices tels que le Town Hall, ou le Corm exchange et fait quelques musées. Le musée d’Art moderne, le musée d’Art contemporain et un musée plus singulier, le musée des armes et armures. Ici, ils sont tous gratuits, une aubaine pour un cauchois …. A noter, qu’au musée des armes et armures, les seules batailles qui sont mises en scène sont des défaites françaises Crécy 1346, Poitiers 1356, Azincourt 1415 et forcément Waterloo 1815. Mais pas un mot de Bouvines 1214 de Castillon en 1453, ou de Fontenoy 1745. Evidence de la mauvaise foi anglaise… Pour en revenir à Leeds, le seul petit bémol est l’omni présence d’une pauvreté, visible presque à tous les points de passage, pauvreté qui frappe indifféremment hommes et femmes, jeunes, voire très jeunes et plus anciens…. Demain, nous prendrons la direction de Londres, en train puis un peu de vélo puis train jusqu’à Portsmouth et nous quitterons la perfide Albion (comme la nommait Pline) dans la soirée en ferry.

York

Hier, nous sommes allés à York en transport en commun, ville à proximité de Leeds. Encore une vraie journée d’été. Nous sommes allés d’abord dans The Shambles, une rue restée au XIVe siècle, teintée d’un zeste de Harry Potter et pléthore de maisons avec des encorbellements typiques de l’époque et qui avec le temps, commencent à prendre du gîte. Nous avions lu qu’il était préférable d’y aller tôt : nous confirmons. C’est touristique à souhait, des gens en costumes, des histoires de fantômes, des allusions à Harry Potter: sympathique bien que très commercial. Nous sommes ensuite allés à l’incontournable cathédrale, dont la construction a commencé au XIe siècle (sur les ruines des précédentes) et s’est poursuivie sur plusieurs siècles, ce qui a donné lieu à un mélange de styles architecturaux, mais néanmoins principalement le gothique, avec des voûtes élancées, des arcs-boutants élaborés et de grandes fenêtres en vitraux qui inondent l’intérieur de lumière colorée. Elle abrite une collection importante de vitraux médiévaux. Elle a été fondée au VIIe siècle en tant qu’église en bois par le roi Edwin de Northumbrie. Et sur les ruines d’un camp romain. Elle est importante aussi par la qualité des personnes qui y sont inhumées ou qui ont contribué à son histoire, par exemple le roi Richard III y est inhumé mais aussi l’instigateur de la construction en style gothique de cet édifice, William de Gray, le neveu de l’illustre John de Gray, le conseiller du roi Jean ou Ealdred, celui qui a couronné le « Normand » Guillaume le Conquérant (William the Bastard ou the Conqueror) … Il y a aussi Alcuin qui lui avant de devenir un conseiller de Charlemagne et un des intellectuels ayant participé à la « renaissance carolingienne » fut éduqué à York. C’est une cathédrale impressionnante avec dans le transept nord les « Cinq Sœurs » des vitraux de plus de 16 mètres de hauteur, une grande tour centrale, la salle capitulaire, octogonale avec une acoustique extraordinaire (on peut entendre une personne qui murmure à plus de 10 mètres de distance et dans n’importe quel coin de la salle.), le toit en bois nervuré, et les vitraux tracés. Et York, ce sont aussi ses remparts, ses multiples églises, certaines datant du XIème siècle, ses rues et maisons médiévales. Bref, une ville à visiter.

Leeds

Nous sommes donc à Leeds. Encore une ville ouvrière qui s’est bien transformée. Notre hôtel est sur les anciens docks et en lieu et place des péniches pleines de charbon des années 70, 80, ce sont maintenant des péniches style bobo qui y sont amarrées. Hier, nous avons commencé à parcourir la ville selon le même principe qu’à Glasgow, en suivant un mural trail. L’avantage en allant de graphe en graphe est de découvrir les sites et monuments d’intérêts, tels que la bourse au grain, les édifices religieux ou les maisons de l’époque victorienne. Nous sommes agréablement surpris par cette ville où se côtoient le moderne et l’ancien. Je ne reviendrais pas sur les Anglais et leur manque d’éducation : ils te bousculent, te passent devant, se curent ostensiblement le nez, se réajuste en public, te toise quand tu leur demandes un renseignement … Un autre monde et dommage que le Brexit n’aie pas été que pour les Anglais. Aujourd’hui, nous visiterons York ou nous irons en train et demain, nous finirons Leeds.

Newcastle again

C’est sous un grand, beau et chaud soleil que nous sommes donc allés sur les rives de la Tyne pour voir ce soi-disant superbe marché aux antiquités… 50 % de baraques dédiées à la nourriture, 45 % de baraques de poupouilles et 5 % de baraques de fringues…. Décevant. Donc direction le mur d’Hadrien, un mur érigé sur toute la largeur de l’Angleterre, en 122 par les Romains, sur environ 117 km à peu près au niveau du Newcastle d’aujourd’hui, un mur d’environ 4 mètres de hauteur et de 2, 5 mètres de largeur en moyenne, avec de grands fossés devant et derrière, une tour de guet tout les 500 mètres, mur dont le but principal était de constituer une barrière physique pour ralentir la traversée des pillards, et des peuples du nord, les Pictes mais aussi une démonstration de la puissance impériale de Rome, marquant la frontière entre le monde civilisé et les barbares. Déception, il ne reste rien à Newcastle de ce mur. Ses pierres ont servi à construire fermes et habitations. Il n’en reste que quelques vestiges dans le centre de l’Angleterre. Alors, nous nous sommes rabattus sur un musée, retraçant l’histoire de Newcastle depuis la préhistoire jusqu’aux Beatles, musée sympa et très ludique, aussi bien adapté aux enfants qu’aux adultes. Hier soir, Japonais et ce matin, direction Leeds. Etant encore un peu juste en équilibre, c’est en train désormais que nous allons y aller. Pas de problème si ce n’est un retard au départ, Véro ayant fait tomber une valise entre le quai et le train… Cela nous a permis de constater l’inefficacité anglaise dans toute sa splendeur. Nous sommes en Angleterre, et très clairement, c’est une autre culture que celle des Ecossais, Gallois ou Irlandais. Ils sont sympas, gentils, mais vraiment aucune éducation….

Newcastle

Hier, visite de long en large de Newcastle, la rue Earl Grey (d’architecture typiquement géorgienne, prétendument l’une des plus belles rues d’Angleterre), les rives de la Tyne, le musée, les ponts, le château, la cathédrale, chinatown et sport direct. Newcastle est elle aussi une ville d’histoire, d’abord colonie romaine appelée Pons Aelius (Aelia est la gens d’Hadrien, plus vulgairement son nom de famille.), un castrum (lieu fortifié) auxiliaire sur le mur d’Hadrien devenue connue sous le nom de Monkchester avant de prendre le nom d’un château en bois construit en 1080 par le fils aîné de Guillaume le Conquérant, Robert Curthose (un Normand !) puis château de pierre en 1087, reconstruit en 1172 (le donjon date de cette époque.). Ce qui est surprenant, c’est que maintenant une ligne de chemin de fer passe entre le donjon et une des portes d’entrée. La cathédrale aussi est sympa. Nous l’avons visité hier. Les anglicans ont une approche de leur pratique religieuse très différente de celle des catholiques. Hier, la cathédrale était ouverte aux enfants et à Shaun le mouton, la série télévisée d’animation britannique. Et donc, il y avait des moutons dans l’édifice et le pasteur était coiffé d’une perruque de Shaun… (Il semble qu’ils soient un peu moins coincés que les catho 😊). Pour revenir à la cathédrale, elle regorge de curiosités, entre l’orgue, les vitraux (dont un splendide fragment du moyen Age), la deco des stalles etc …. Et puis hier soir, il y avait le match Newcastle Aston Villa !! (Le prix des chambres double !). C’est toute une ambiance, une foule qui chante en se dirigeant vers le stade, la plupart vêtus aux couleurs du club, puis après la victoire (5-1), une foule bien alcoolisée qui finit sa soirée dans les pubs. Aujourd’hui, nous avons prévu un marché sur les rives de la Tyne et une balade le long du mur d’Hadrien (ou ce qu’il en reste).

Milfield Berwick-upon-Tweed Newcastle

Nous sommes donc en Angleterre, et nos vélos en Ecosse. Pour les récupérer, nous choisissons la solution transport en commun. Pour y aller, pas trop de problème, nous sommes deux passagers. Quoiqu’entre les bus, les trains, les différentes compagnies, cela reste un système plus ou moins nébuleux. Par exemple, un bus annoncé sur Google Map, ne l’est pas sur l’application de la compagnie, une réservation pour vélo facultative, devient obligatoire sur le quai, etc. Pour avoir échangé avec le personnel, deux m’ont avoué que pour eux aussi, c’était un mystère… La différence avec la France ou c’est également un gros bazar, c’est que le personnel, par sa gentillesse, son empathie, son sens du service tente de pallier ce système plus ou moins aléatoire, qualités inconnues des agents de la SNCF. Bref, après un train et un bus, nous arrivons à l’hôtel où étaient nos vélos. Ils sont bien rangés avec nos bagages. En Angleterre, contrairement à l’Irlande ou l’Ecosse, impossible de monter un vélo à bord d’un bus, ni même dans le coffre à bagages. Nous partons jusqu’à la gare à vélo. Il fait chaud et beau, un soleil au firmament et pas un nuage et nous rejoignons Berwick-upon-tweed, ville frontière entre l’Angleterre et l’Ecosse, administrativement anglaise, mais ou près de 70 % de la population se réclame de nationalité Ecossaise (le Berwick Rangers Football Club, le Berwick Rugby Football Club jouent dans les ligues écossaises.), une superbe petite ville sur l’estuaire de la rivière Tweed, rivière qui sert de limite entre les deux royaumes aujourd’hui. Berwick a été fondée en tant que colonie anglo-saxonne dans le royaume de Northumbrie, annexé par l’Angleterre au Xème siècle, enjeu des guerres frontalières entre les royaumes d’Angleterre et d’Écosse jusqu’à ce que Richard de Gloucester la reprenne définitivement pour l’Angleterre en 1482. Nous avons nos billets, nos places réservées, mais quand arrive le train, pas de place pour les vélos. Nous devons attendre le suivant. Là, il y a théoriquement de la place, mais un goujat avec un VTT électrique en occupe plusieurs et malgré de multiples appels, ne se montre pas. Nous devons attendre le suivant. C’est bon, nous montons nos vélos et partons pour Newcastle à 105 km (105 km que je ne me sentais pas de faire à bicyclette…). Contrôle de billet, les nôtres ne sont plus valides. J’explique la situation et à ma grande surprise, pas de problème, pas d’amende, pas de nouveau tickets à acheter …. Nous ne sommes définitivement pas en France… Aujourd’hui Repos, visite de Newcastle et le match de foot (Véro !!).

Milfield Hopital 😊

Il y a un truc que nous n’avions pas encore essayé en Grande-Bretagne, c’étaient les services médicaux ! Et bien, ça y est ! Et nous avons été agréablement surpris. Je fais ma Véro et j’ai été pris de vertiges, vertiges qui m’ont fait goûter le goudron, sans gravité. Impossible de repartir et nous nous sommes décidés à me faire soigner. Nous avons été d’abord un peu surpris. Nous étions à Milfield et le médecin responsable de cette ville est à Melrose, a une quarantaine de kilomètres et il ne se déplace pas. Donc, comme j’étais incapable de me lever (des vertiges), l’autre issue est d’appeler l’ambulance. Tout se fait au téléphone, un système de questions réponses te dirige vers le service adéquat. Avec les conseils et l’aide de nos hôtes, pour apprivoiser le system, l’ambulance s’impose. Et donc une heure après notre appel, deux soignants étaient à mon chevet. Leur décision est de m’emmener à l’hôpital : Newcastle, le plus proche à peu près 80 km…. Arrivée à l’hôpital, pris en main par le personnel, exam, exam, piqure, exam, exam, ils connaissent tout de moi, jusqu’au plus profond de mon être !!! Il parait que leur système est en crise, et bien, nous pensons après l’avoir utilisé, que pour un système en crise, il est diablement efficace, et le personnel éminemment sympathique. En fin d’après-midi, médoc en poche, nous voilà ressortis. Nous sommes donc à Newcastle et nos bagages et vélos a Milfield…. Nous devrions les récupérer demain et nous prolongerons notre séjour à Newcastle, le temps que les vertiges disparaissent. Pas facile de faire du vélo quand la route n’arrête pas de bouger 😊)

Melrose Milfield

Hier soir, visite de l’abbaye de Melrose, monastère cistercien ordre caractérisé par sa simplicité et son humilité, édifice fondé en 1136 par le roi David Ier d’Écosse. Une de ces principales singularités est que le cœur du roi Robert the Bruce y est conservé. (J’y reviendrai.) Sa principale caractéristique est la couleur rose de sa pierre. Nous avons repris la route ce matin et notre trajet emprunte un morceau de la route des Abbayes. Avant d’arriver à celle de Dryburgh, traversée d’un pont métallique (XVIIIème) qui nous amène à un observatoire édifié par un philanthrope, le 11eme comte Buchan, admirateur du poète James Thomson (1700-1748) dont l’œuvre la plus célèbre est « Les Quatre Saisons » inspirée par les déesses. (Dans la mythologie grecque, les muses vivaient avec Apollon sur le mont Parnasse et étaient les mécènes des poètes, encourageant leur vocation créative.). L’entrée pour la visite de l’abbaye de Dryburgh, dans un état de ruine « avancé » étant plus de l’ordre de l’escroquerie, nous ne l’avons pas visité préférant aller voir la statue sculpté dans du grès rose de William Wallace, célèbre héros écossais (j’y reviendrai aussi), Il s’agit de la plus ancienne statue de l’homme, commandée elle aussi par Buchan et construite en 1814. Puis direction de l’abbaye de Kelso. Fondée au XIIème siècle elle aussi par David Ier d’Ecosse, mais celle-ci était affiliée à l’ordre des Tironiens, (ou Bernardin, Bernard de Tiron) un ordre monastique réformé visant à revenir à une forme de vie monastique plus austère et contemplative. Tout comme ses consœurs, elle aussi a subi les affres des reformes religieuses. Un parcours on ne peut plus bucolique nous a ensuite amené à notre hébergement de ce soir, hébergement ou il n’y a rien hormis un excellent resto. Ce qui tombe à propos, c’est l’anniv de Véro !

Dollar Melrose

Après avoir partagé de bons et joyeux moments avec nos amis, nous reprenons notre périple ce matin. Après le petit-déjeuner, accompagné d’un soleil tellement radieux qu’il en est à la limite de l’inconvenant pour un Ecossais, nous prenons la direction de Stirling, en longeant les « foothill » villages. Superbes paysages, tantôt allant le long d’une rivière, tantôt passant au pied de ces monts antédiluviens d’origine volcanique. N’ayant pas trouvé d’hébergement dans un rayon raisonnable pour nos petits mollets, nous n’avons trouvé d’autre solution que de faire une partie de notre parcours en train. En effet entre les festivités à Edinbourg, les compétitions UCI et le match de rugby France Ecosse, il n’y a pas un logement disponible à moins de 50 km de la capitale de l’Ecosse. Alors, aujourd’hui, ce sera vélo de Dollar à Stirling, train jusqu’à Tweedbank et vélo jusqu’à Melrose, notre destination finale. Encore de jolis villages et au vu de l’animation, Melrose semble être une destination touristique très fréquentée. Ce village participe de l’attraction qu’est le circuit des Scottish Borders, les abbayes en ruines de Melrose, Dryburgh, Kelso et Jedburgh, Après la douche, nous avons d’ailleurs prévu la visite de celle du village.

Dollar et Falkland, St Andrews

Aujourd’hui, il y a soleil et nous commencerons par un brunch dans une farm. Ce n’est pas à proprement parler une ferme, mais basé sur le concept farm-to-table, concept qui consiste à servir une nourriture saine à base des produits de son jardin, de son exploitation. Excellent ! Nous sommes ensuite partis à la découverte de Folkland, un joli village médiéval. Nous y avons visité le château, dans lequel le Roi Jacques V d’Écosse, père de Marie Stuart est mort. A la base, ce château était un pavillon de chasse du XIIIème siècle à partir duquel, en 1500, une construction inspirée du style Renaissance française a été construite au XVIème siècle. Autour de ce chateau, le plus ancien court de Tennis et un magnifique jardin. L’église de ce village plus récente est originale, son architecture repose sur une ossature métallique. Le Pasteur, ayant appris le Français en Belgique nous l’a gentiment commenté. Nous avons pris ensuite la direction de Saint Andrew, une ville côtière à l’est de l’Ecosse connue pour sa cathédrale. Et en effet, les vestiges de la cathédrale St Andrews, qui était la plus grande d’Écosse et la plus magnifique église, de style normand montrent à quel point elle était impressionnante. Construite en 1158 et centre de l’Église catholique médiévale en Écosse en tant que siège de l’archidiocèse de St Andrews et des évêques et archevêques de St Andrews, elle est tombée en désuétude et en ruine après l’interdiction du rite catholique lors de la Réforme écossaise en juin 1559, pendant la Réforme. La foule protestante, après la prédication de John Knox (le fondateur de l’Église presbytérienne d’Écosse.) saccagea la cathédrale. Elle devint ensuite une source de matériaux de construction pour la ville. Subsiste une flèche haute de 33m et le chœur, censé abriter les reliques de saint André. La nef, aux tourelles jumelles, occidentales, et le chevet de l’église n’existent plus. Nous avons fini la journée autour d’un repas pantagruélique et demain, nous reprenons les vélos.

Dollar et Edimbourg

Hier soir, Fred et Nathalie nous ont emmenés dans un restau particulièrement délectable où nous avons dégusté un merlu parfaitement cuisiné. Très clairement, les Ecossais, contrairement aux Anglais savent cuisiner. Et ce matin, nous sommes partis à Édimbourg pour assister à un match de Rugby : Ecosse France. Retour aux sources, puisque c’est dans cette même ville qu’en 1871 a eu lieu la première rencontre internationale de rugby moderne jamais disputée. A l’époque, les équipes étaient constituées de 20 joueurs, c’était un sport pour l’élite et la rencontre se jouait en deux périodes de cinquante minutes. Et en 1871, c’était comme aujourd’hui les Ecossais qui avaient gagné… Comme beaucoup le pense et en dépit de caractéristiques communes avec le rugby, ce n’est pas de la soule (ou sioule), sport très pratiqué en France du Moyen Âge que l’origine du jeu provient. Une autre légende veut qu’au cours d’une partie de football à la mi-1823, William Webb Ellis, élève du collège de la ville de Rugby et futur pasteur, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la règle est de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes et s’inscrivent dans le contexte du développement de la pratique de sports « collectifs » dans l’éducation des enfants des classes aisées (haute bourgeoisie et aristocratie) en s’appuyant alors sur les pratiques populaires lors des fêtes des campagnes et notamment sur des jeux aux valeurs viriles et guerrières. Cette pratique sportive se serait alors diffusée progressivement dans d’autres écoles grâce aux élèves et aux enseignants passés par les écoles de la ville de Rugby. Bref, la France a perdu et nous sommes allés digérer ensuite notre défaite dans un pub d’Édimbourg….

Dollar et Stirling

Nous sommes arrivés à Dollar dans l’après-midi chez Fred et Nathalie qui vont d’une part nous héberger durant le week-end et nous faire partager leur connaissance de l’Ecosse d’autre part. Dollar est une petite ville ou gros village parmi les cités qui sont appelés ici Hillfoots villages parce qu’ils sont situés à la base de la face escarpée sud des collines d’Ochil, colline d’origine volcanique dans le centre de l’Écosse. Ce village fut au XVIIIème une ville industrielle, tournée vers les activités minières et textiles. Elle est maintenant surtout le village de la Dollar Academy, fondée en 1818 par John McNabb, un armateur de la fin du XVIIIème. C’est un campus important et une des plus grandes écoles indépendantes d’Écosse qui s’honore d’avoir été championne du monde de Pipe band. Le château Campbell, à l’origine connu sous le nom de Castle Gloom vieux de 500 ans, surplombe la ville. C’était le siège du clan Campbell, du XVème au XIXème siècle, et a été visité par Mary Stuart. La matinée et le début d’après-midi, aujourd’hui ont été occupée à visiter Stirling, ville à équidistance de Glasgow et d’Edinbourg. Autrefois capitale de l’Écosse, Stirling occupait une position stratégique entre les Lowlands et les Highlands. Dominée par un important château, elle possède encore un joli quartier médiéval, qui n’a pas été dénaturé par l’architecture géorgienne. Son église, l’église de la Sainte Rude, a vu le l’onction de James VI, Roi d’Ecosse et de grande Bretagne. L’hôpital, les écoles, la maison du shérif, le château, les églises mais surtout les grandes batailles que furent la bataille du pont de Stirling le 11 septembre 1297menée par William Wallace, et la bataille de Bannockburn les 23 et 24 juin 1314, menée cette fois par Robert the Bruce (William Wallace a été exécuté quelques mois plus tôt.) qui fit permit aux Ecossais d’acquérir leur indépendance en 1328 en font une ville chargée en histoire.

Perth Dollar

Hier soir, petite promenade dans Perth. Tristounet ! Nous ne savons pas ce qui s’est passé, mais il y a énormément de commerces fermés, et à vendre ! Presque personne dans les rues. Même la principale église est fermée. Brexit, Covid ?? A contrario, nous croisons plusieurs vélos, et beaucoup de voitures avec des bicyclettes sur le toit. Les championnats du monde UCI en Ecosse commencent demain et courent sur une dizaine de jours. Il y a toutes les disciplines de représentées, du BMX, à la longue distance, et toutes les catégories, valide, non valide, homme, femme, junior, senior, etc. Les balayeuses sont passées et les plus gros trous dans les chaussées ont été rebouchés. Les principales épreuves se déroulent entre Glasgow. Perth, et Edinbourg. Beaucoup de route sont interdites à la circulation à partir de demain et par chance, nous passons avant. Cela explique aussi la pénurie de logement vacant sur la région. Ce soir et les prochains jours, nous sommes reçus par des amis qui habitent à proximité de Stirling. Ils nous ont préparé un programme (local 😊) de réjouissances. Rien de spectaculaire sur le trajet hormis une montée d’enfer, pas très longue, environ deux kilomètres, mais bien éprouvante. Quand nous repartirons, nous prendrons le train pour passer au sud d’Edinbourg. Nous éviterons ainsi les déviations à ne plus en finir et nous n’avons pas réussi à trouver d’hébergement à Edimbourg. Même pas une condition de prix, il n’y a plus rien à 60 km à la ronde ….

Pitlochry Perth

Hier, nous avons arpenté Pitlochry et nous sommes allés jusqu’à l’échelle à poissons à saumons. Elle est installée sur le barrage hydroélectrique. Presque 100% (97,8%) de l’électricité que l’Ecosse consomme est verte en grande partie à l’aide de l’éolien terrestre et offshore (env. 60%) mais aussi à l’aide de l’hydroélectricité (presque 20%). Le vent est relativement constant et il y a de l’eau partout !!! Ce matin, nous partons pour Perth. Il fait un temps à vélo : ni trop chaud, ni trop froid. La première partie de notre trajet se fait dans la vallée, et forêt, prairie et moutons constituent en grande partie le paysage. Dans les parties boisées, nous avions déjà vu des arbres de hautes statures, mais ce matin, c’est un festival. Certains arbres sont gigantesques, et certains troncs sont d’un calibre imposant. Nous nous sommes arrêtés auprès d’un fût, dont la hauteur, le diamètre était plus haut que Véro. … Nous ne sommes pas des experts en sylviculture, mais l’âge de cet arbre devait être canonique. Nous avons fait un arrêt à Dunkeld, la porte des Highland, riche par son histoire. Dunkeld aurait été « fondée par Caustantín, roi des Pictes (env. en 820) sur le site d’un monastère datant de 570 qui abriterait les reliques de St Columba, ceci dans le but de les protéger des raids vikings. La « pierre des apôtres », une dalle transversale élaborée, mais très usée conservée dans le musée de la cathédrale, pourrait dater de cette époque. L’édification de la cathédrale se fit sur près de 2 siècles (1260 à 1501) d’où un mélange de style Normand et Gothique. Elle fut détruite en deux temps, suite aux bons conseils de John Knox (reforme de 1560 qui incita à la destruction des images idolâtres excuse utilisée pour la destruction des édifices religieux.) et durant la bataille de Dunkeld entre les Jacobites et les Cameroniens (Les révoltes jacobites avaient pour objectif commun de ramener Jacques Stuart, VII d’Écosse et II d’Angleterre a la tête de la monarchie britannique.). De belles ruines en partie restaurées dans un superbe cadre naturel !! La suite du parcours est une rupture de paysage, beaucoup moins pentus, et des cultures. Ce soir, balade dans Perth.

Inverness Pitlochry

Hier soir, nous sommes allés dans un pub que nous avions repéré le matin. Il y a des musiciens et beaucoup d’ambiance, mais c’est bondé ! Nous cherchons une place et dans un coin, deux personnes occupent une grande table. Je demande à Véro si cela lui convient si je demande pour nous installer avec eux et à ce moment, le garçon nous ayant entendus, se retourne et nous rétorque : pas de problème ! Ce sont des Français, de la vraie Normandie, la haute, et plus précisément de Notre-Dame de Bondeville. Ils ne sont pas du pays de Caux, mais passons… Un frère et une sœur qui découvrent l’Écosse et pour notre plus grand malheur 😉, ils décident de se prendre un « flight ». (Un ensemble de différents drams (whiskys). Nous n’avons pas pu faire autrement que de les imiter. Le destin est cruel. Ce matin, météo clémente, c’est un peu couvert, mais il ne pleut pas et nous voilà partis pour Pitlochry en utilisant en partie la « Scott Railway ». Expérience concluante. L’emplacement vélo est très exigu et nous savons maintenant que nous devons retirer les sacoches. Nous savons aussi que la partie réservée vélo est squattée par les handicapés en fauteuils roulants. A priori, l’emplacement qui est prévu pour eux est moins pratique. Pitlochry semble être un gros village, mais est néanmoins la plus grande ville du Highland Perthshire avec une population résidentielle d’environ 2 500 habitants, population qui double durant la saison touristique qui a acquis sa renommée parce qu’elle fut une des premières villes raccordées au chemin de fer et parce que le médecin de la reine Victoria la glorifiait pour son air pur et vivifiant. Elle est connue maintenant pour Robert Watson-Watt, inventeur du radar qui y est enterré, son festival de théâtre et pour son échelle à poissons à saumon. Ce soir, nous résidons dans une auberge de jeunesse …. Mais a priori, nous ne sommes pas trop décalés….

Inverness

Hier soir, pizzeria. Normalement, une pizzeria, c’est italien, mais l’originalité de celle-ci est qu’ils y servent le « dram » (on ne commande pas un whisky, mais un dram, sinon on passe pour un touriste 😊.), et que leurs recettes sont un mélange de la cuisine italienne et écossaise. J’ai donc testé la « Scott », une pizza au haggis et cheddar fumé (Haggis : panse de brebis farcie) avec pour me mettre en appétit un Tomatin 12 ans. Ce n’est pas le whisky que je préfère, mais il est très correct et pour la pizza, elle est étonnante mais bonne. Ce matin, encore un changement de météo, il pleut. Nous nous croirions en France…. Nous avons fait le tour d’Inverness, ses églises, ses vieilles bâtisses et ses bouquinistes. Chez ces derniers, j’espérais y trouver un bouquin remarquable, mais que nenni. Demain, nous redescendons un peu et nous ferons une partie du parcours en train. Nous n’aurons pas le temps nécessaire pour rejoindre Portsmouth à vélo et nous voudrions tester le chemin de fer et puis, il n’y a pas grand-chose d’intérêt sur la route…

Fort Augustus Inverness

Hier soir, pique-nique au B&B, il n’y a rien à proximité. Il a plu toute la nuit, mais ce matin, c’est avec un petit soleil que nous partons vers Inverness. Nous pensions que ce serait une étape un peu longue, mais sans difficulté. Nous nous sommes trompés. Sur la première partie, nous ne suivons pas le loch, mais montons au-dessus de la vallée pour redescendre sur le Loch Ness ensuite. C’est joli, mais pour faire les 10 premières bornes, nous avons quand même mis 1H15 (et 15 mn pour faire les 8 km suivants). Le Loch Ness n’est pas spectaculaire et il est dans la continuité des autres lochs qui composent le Great Glen, la vallée qui suit la faille géologique connue sous le nom de Great Glen Fault et divise les Highlands écossais en les Grampian Mountains au sud-est et les Northwest Highlands au nord-ouest. Le Loch Ness est un loch d’eau douce, le deuxième plus grand loch écossais en superficie après le Loch Lomond, mais en raison de sa grande profondeur, il est le plus grand en volume des îles britanniques. Son point le plus profond est de 230 mètres et il est donc plus profond que la Manche (170 m). La légende du Loch Ness remonte au VIème siècle et comme beaucoup de légendes est issue de la religion. En 565, le moine missionnaire irlandais St Columba serait tombé nez à nez avec une créature géante qui aurait attaqué deux de ses compagnons. Mais, pas de problème pour lui, un signe de croix et le monstre s’enfuit… Puis en 1933, des témoins affirment l’avoir vu et en 1934 Robert Kenneth Wilson, vétéran décoré de la Première Guerre mondiale, prend alors un cliché qui fera le tour du monde. La première image du monstre du Loch Ness est publiée dans le Daily Mail dans la foulée et le monde se passionne rapidement pour le mystère et les témoignages affluent. On sait maintenant que la photo était une supercherie après qu’un de ses auteurs l’ait avoué à l’heure de son trépas. Mais la légende est née ! Donc, ce soir et demain, Inverness avant que nous nous dirigions vers l’ouest.

Fort William Fort Augustus

Hier soir, resto, moyen et retour au B&B. Ce matin, petit déjeuner et sur les 6 tables, cinq sont francophones. A priori, nous sommes dans une région prisée par les Français et leurs cousins belges. Nous partons sur Fort Augustus avec quelques curiosités sur le trajet. La première que nous rencontrons est le château d’Inverlochy, une ruine du XIIIe siècle resté en grande partie inchangé depuis sa construction. Il a été construit vers 1270-1280 par John « le Noir », seigneur de Badenoch et Lochaber, et chef du clan Comyn probablement sur le site d’une ancienne fortification et colonie picte. Picte est le nom donné par les Romains au groupe de peuples hétérogènes qui vivaient au nord de la Grande-Bretagne. La deuxième curiosité, c’est le canal calédonien et particulièrement le Neptune Staircase, l’escalier de Neptune, un ensemble de huit écluses en escalier sur le canal calédonien, construit par Thomas Telford entre 1803 et 1822, un Ecossais. Il a conçu le canal calédonien à la demande du gouvernement avec deux objectifs, endiguer l’émigration des Highlands, en fournissant des emplois et aider au développement à l’industrie, la pêche et l’agriculture. Nous avons donc longé le canal et les Lochs qu’il dessert (Loch Oich, Cean Loch, Loch Lochy, Loch Lynnhe) jusqu’à Fort Augustus. Ce devait être tranquille, mais aujourd’hui, nous avons eu droit non pas à une, mais deux déviations qui nous ont fait sortir de la vallée et donc nous ont rajouté un dénivelé conséquent 😟. A Fort Augustus, nous avons lié conversation avec une jeune fille, Philippine qui elle fait le trajet dans le sens contraire. Nous sommes toujours admiratifs des cyclistes qui font plus ou moins comme nous, mais en solo, et particulièrement lorsqu’il s’agit d’un élément de la gent féminine. Nous avons bavardé le temps de nous sustenter puis nous sommes partis vers notre B&B. Fort Augustus est un petit village charmant situé à l’extrême sud du Loch Ness que nous longerons demain jusqu’à Inverness.

Fort William (Nevis)

Ce matin, nous partons pour une petite randonnée autour du Ben Nevis. La plus haute montagne d’Écosse, du Royaume-Uni et des îles britanniques. Le sommet est de 1 345 m. Cela peut paraître peu, mais d’après l’office de tourisme, pour y monter, il faut être vraiment équipé pour au moins deux raisons : il peut y faire très froid et si les nuages sont bas, c’est une purée de pois et il faut se diriger à la boussole et avec une carte (vendue à un prix prohibitif). Le Ben Nevis est tout ce qui reste d’un volcan qui a connu une fin cataclysmique, il se serait effondré sur lui-même et le sommet est ce qui reste du dôme effondré il y a 350 millions d’années, dôme qui a donc connu les différentes périodes de glaciation du quaternaire (2,6 millions d’années à un ou deux ans près 😊). Nous serons plus sages et nous irons jusqu’à la Lower Fall, petite cascade gentillette et surtout jusqu’à la Steall Waterfall dans le Glen Nevis (Le Glen est une vallée.) C’est la deuxième plus haute chute d’eau du Royaume-Uni, avec une seule chute de 120 mètres. Elle aurait servi de paysage pour deux films d’Harry Potter… Petite anecdote, en redescendant, nous croisons des gens qui y montent. Voulant faire de l’humour, je leur dis que suite à un problème de facture, ils ont coupé l’eau et qu’il n’y a plus de cascade… Ils m’ont cru et j’ai dû leur dire que c’était une plaisanterie… Nous sommes aussi allés visiter le West Highland Museum ; musée un peu hétéroclite, mais intéressant, qui regroupe un peu de tout, de l’archéologie, de l’histoire naturelle, les bérets verts (leur camp d’entraînement était dans la région.), des cornemuses, des tartans, etc. Demain, nous continuerons de remonter, jusqu’à Fort Augustus en direction du Loch Ness.

Strontian Fort William

Hier, en fin d’après-midi, Graham le patron est venu nous chercher pour notre goûter 😊. Des produits locaux, un saumon issu du loch en face de l’hôtel, du Bambi, c’est comme ça que nomme Graham la venaison de biche fumée au chêne local, un jambon du coin, deux fromages cuits, dont un fumé également au bois de chêne le tout avec de la bière locale. Honnêtement, c’était bon, très bon, même si le fromage ne nous a pas convaincu. Par contre, pour le saumon, nous n’en avions jamais mangé un aussi bon. Hier soir, dîner au resto de l’hôtel où nous discutons avec des Autrichiens, des « hikers »(randonneurs). Pas de surprise, Graham, même s’il est britannique est un bon cuisinier. Ce matin, petit dej, avec du saumon et nous voilà parti pour Fort William. Une petite peur sur notre trajet, des panneaux nous indiquent que le service de ferry n’est pas totalement assuré et qu’il y a une déviation… Déviation qui nous rajouterait une vingtaine de kilomètres et 300 mètres de dénivelés. Bonne surprise quand nous arrivons au ferry, la restriction ne s’applique qu’aux véhicules lourds. Nous arrivons donc à Fort William, relativement tôt : cette ville a la réputation d’être la plus arrosée de l’Ecosse. Et bien, cette notoriété n’est pas usurpée et après avoir fait un tour en ville, nous sommes arrivés bien humide a notre hébergement. Demain, petit parcours à vélo avant une randonnée dans le Nevis, le point culminant de l’Ecosse.

Strontian

L’hôtel où nous sommes arrivés hier soir est vraiment hors norme, c’est vieillot, désuet et à la limite de la vétusté, mais le patron vaut le détour. C’est un bavard, un natif de Glasgow, fier de l’être et ayant vécu un divorce à priori difficile, il plaint les hommes mariés et tente de dissuader les célibataires de ne pas se marier, tout ça en s’esclaffant et riant à tout-va. Comme nous étions deux jours sur place, ce matin, j’ai essayé un breakfast local : jus de fruit, céréales, café et ses toasts pour accompagner des kippers. Oui, oui des kippers, histoire de ne pas souffrir d’inanition… Puis pour digérer ce petit-déjeuner, nous sommes partis pour une rando, 14 km à travers monts et forêts. Gros soleil et super joli, mais un peu déçu de n’avoir pas croisé d’animaux hormis vaches et moutons. De retour à l’hôtel, nous allons maintenant travailler à la suite de notre périple. Puis en fin d’après-midi, le patron veut nous faire goûter des spécialités écossaises… Demain, nous reprenons nos vélos direction Fort William.

Salen Strontian

Ce matin, nous partons avec un soleil très timide, qui s’est enhardi comme nous étions sur le Ferry. Puis nous sommes entrés dans une vallée avant de nous faire une belle ascension ☹ pour passer dans la vallée voisine. Nous sommes seuls au monde, pas d’habitation, pas d’animaux d’élevage, pas d’oiseau, un désert ! Mais tout vert ou les seuls bruits que nous entendons sont dus aux multiples rus qui descendent le long des collines. Nous avons dû croiser une dizaine de voitures ! Et puis alors que je peinais dans une difficulté, un cerf traverse juste devant moi, le vrai cerf, à la fois massif et élancé avec des bois impressionnants. C’est vrai que l’Écosse est synonyme de vie sauvage. Ses landes couvertes de bruyère, ses montagnes imposantes et ses côtes escarpées regorgent d’une faune diverse et exceptionnelle. Nous avons vu des fouines, des biches, des loutres, des écureuils, de multiples oiseaux comme des oies, des cygnes, des échassiers ou des canards et maintenant un cerf. Là où nous serons ce soir pour deux jours, Strontian, nous serons dans un parc naturel. Nous y avons prévu une randonnée demain matin.

île de Mull

Hier après-midi, nous sommes allés faire une petite balade à proximité de l’hôtel. Et, à la grande joie de Véro, nous avons de nouveau croisé des vaches, les Highlands. Les animaux ici sont en semi-liberté et nous avons ainsi pu secourir deux jeunes joggeuses (secourir, mais aussi s’en gausser 😊) qui n’osaient pas passer au milieu des vaches qui avaient investi le chemin. Autres animaux rencontrés en nombre sur l’île, les oies. Il y en a pléthore dans les lochs, parmi les vaches, et dans les airs. Ce matin, avec un temps couvert alors qu’hier, c’était l’été, nous partons pour faire le tour d’une partie de l’île de Mull. Elle est très grande et nous n’en ferons qu’une partie 60 kilomètres, mais surtout 800 mètres de dénivelé. Les routes ici « monos track », une seule voie avec des créneaux pour se croiser. Pas toujours facile, il y a les automobilistes qui jouent le jeu, une majorité et qui nous laisse passer quand nous sommes engagés et puis quelques-uns qui pensent qu’un vélo n’est jamais prioritaire et quantité négligeable… Sur le parcours, un paysage sympa, une drôle d’église et un joli petit village coloré, Tobermory. Retour à l’hôtel, et demain, nous quitterons notre île pour rejoindre l’île principale, celle de la Grande-Bretagne. L’île de Mull est une île d’une île 😊.

Nota Bene :

Le Royaume-Uni est le pays, composé de l’Angleterre, de l’Écosse, du Pays de Galles et de l’Irlande du Nord.

La Grande-Bretagne est l’île qui comprend l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles.

Les îles britanniques, ce sont 6000 îles, les deux îles principales étant la Grande-Bretagne et l’Irlande, mais on peut citer l’île de Man ou l’archipel des Shetland.

Les îles Anglo-Normandes (Guernesey et Jersey) font partie du Duché de Normandie et sont rattachées à la Couronne britannique mais ne font pas formellement partie du Royaume-Uni. (Tout comme l’île de Man)

Oban Salen (île de Mull)

Oban est une jolie petite ville, rien d’extraordinaire, mais les constructions récentes n’obèrent en rien le charme que lui donnent les bâtisses un peu plus anciennes. Comme tous les samedis soir, les restos sont bondés mais nous réussissons tout de même à réserver une table en expliquant que nous sommes français et de passage…. Ce soir encore, nos mets sont délicieux, Véro un risotto et moi un plateau de poissons (Saumons, maquereaux fumés, au vinaigre, salade de crevette, plusieurs pâtés de poissons, etc.). Ce matin, nous avons donc pris le Ferry pour l’île de Mull, une espèce de bac pour une vingtaine de voitures. Beaucoup de touristes, nous sommes dimanche et les gens vont faire un tour sur l’île pour la journée. Pas de difficulté, et la seule curiosité sur le parcours est le château, le Duart Castle. Il date du XIIIe siècle et est le siège du clan Maclean, un des plus vieux clans de la région. C’est un château qui, tombé en désuétude a connu d’innombrables propriétaires avant d’être racheté par un Maclean début XXème et restauré. Le point d’accostage est un village qui se nomme Craignure, un supermarché, une pompe à essence, un office de tourisme et à peine une dizaine de maisons. Rien à y faire sinon « y taper une discute » aves les gens qui nous voient à vélo. L’Ecossais est dissert 😊. Nous avons ensuite pris la route de notre hôtel. Comme d’habitude en Ecosse, accueil chaleureux et le patron a de l’humour. Nous avons prévu une petite balade cet après-midi et demain, nous partirons vers l’ouest à vélo pour un aller et retour jusqu’à un autre village que l’on nous a décrit comme typique.

Dalmally Oban

Ce matin, nous avons eu un « Scottish breakfast », en fait, c’est le même qu’en Angleterre, au pays de Galles ou en Irlande, même s’il s’appelle « English Breakfast, « Welsh Breakfast », « Irish Breakfast », ou « Scottish Breakfast ». Ici aussi, l’identité écossaise est très forte, le drapeau, la langue, les traditions écossaises sont omniprésentes. Il n’est pas rare d’entendre la cornemuse ! Nous avons ensuite pris la route, un peu plus tôt que d’habitude. Sur le trajet ; nous nous sommes arrêtés à Kirk Conan, un monument étonnant, une église construite récemment (entre 1880 et 1930). C’est un mélange éclectique de styles d’église, du roman ancien au normand, mélange de récupération et de nouveaux matériaux. Il y a même une relique de Robert the Bruce, un os. (Il fut un des Rois Ecossais pendant la première guerre d’indépendance de l’Ecosse de 1296 à 1328, et a pris part à la révolte de William Wallace le héros national Ecossais. Nous avons ensuite roulé à un bon rythme jusque Oban. Et après avoir déposé les bagages, nous avons pris un « ferry », en fait un petit bac qui prend au maximum 10 personnes à bord pour faire le tour de l’île de Kerrera. Encore de superbes paysages et un château, plus exactement une maison-tour, le château de Gylen une ruine, à l’extrémité sud de l’île, mais le tour de l’île a été plus ardue que prévu. Ce soir, nous dînerons dans Oban et demain, nous prendrons le Ferry pour une autre île, l’île de Mull, une île bien plus grande ou nous resterons deux jours afin d’en explorer une toute petite partie, la côte nord.

Inveraray Dalmally

Hier soir, resto scottish et c’était bon !! Saumon avec des herbes (je ne sais pas lesquelles.) cuisson à point avec légumes rissolés accompagné d’un sauvignon australien. Bien sûr, il n’y a pas de vin de France, ni même d’Europe, uniquement des vins de la provenance du Commonwealth (Australie, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud). Juste avant, nous étions allés dans un pub pour goûter des produits locaux. Nous avons donc testé un whisky, mais à 8 € le demi-dé à coudre, il m’a paru amer… Ce matin, départ sous un splendide soleil pour une étape courte. Heureusement, l’application vélo avait omis le fait que le pont nous permettant de nous faire traverser une rivière n’existait plus. Et même si j’ai une certaine ressemblance avec Jésus, je ne marche pas encore sur l’eau. Et puis la question se pose, si Jésus avait eu un vélo, aurait-il roulé sur l’eau ???? Le même profil qu’hier, nous partons d’un loch, nous montons et arrivons sur un loch. Encore de superbes paysages et pour la plus grande joie de Vero, nous avons croisé des vaches scottish, des Highland caractérisées par une robe rouge clair à foncé, aux poils longs et par une paire de longues cornes. Et nous avons eu notre château, Le château de Kichurn du XVème siècle en ruine à l’extrémité nord du Loch Awe, camp de base d’une branche du Clan Campbell. A l’origine, il était sur une île, devenu une presqu’île maintenant dans un écrin de verdure et d’eau. Puis arrivée dans notre hôtel, transformé en B&B. Depuis le Brexit, ils n’ont plus de personnel. Même scénario, pour tous les hôtels et restaurants du coin. De ce fait, ce soir, ce sera encore pique-nique. Demain, nous allons à Oban, une plus grande ville !

Luss Inveraray

Hier soir, petit resto. Fish and Chips pour Véro et macaronis au fromage pour moi. Et surprise, les macaronis sont servis avec des frites, du coleslaw et de la salade ! Pourquoi pas… Ce matin, déjeuner de pique-nique dans la chambre, et direction Inveraray. Nous commençons doucement avec le soleil le long du Loch Lomond sur une piste cyclable. Autant celles que nous avons eues depuis notre arrivée en Ecosse étaient correctes, autant celle-ci était pour le moins inadaptée. Elle a dû être conçue comme beaucoup de celles que l’on a en France par un bureaucrate qui n’a jamais mis son c.l sur une selle de vélo. Puis après le loch, montée à travers forêts et pâturages. Montée tranquille au début puis de plus en plus difficile toujours avec le soleil, une descente sur le même profil que la montée et la fin le long d’un autre loch, le loch Fyne. C’est joli l’Ecosse !! Arrivée à Inveraray, nous sommes allés au château, il a été le lieu choisi pour un épisode de Downton Abbey. Style néo-gothique, il ressemble un peu à un château de Disney. Nous sommes ensuite passés à un beffroi, qui domine la ville, avec dix cloches qui en fait un des clochers le plus lourd au monde. Et par hasard, nous sommes rentrés dans l’église qui jouxte le beffroi, peu d’intérêt sinon le portrait d’un christ (œuvre d’un peintre tchèque). Une illusion d’optique fait que selon comment on le regarde, les yeux apparaissent ouverts, ou fermés. Surprenant ! Demain, ce sera une toute petite étape qui nous a été imposée par le manque d’hébergement disponible.

Glasgow Luss

Hier soir, nous sommes allés dans un pub à côté. Nous avons goûté un whisky local. Il provient d’une des dernières distilleries des Lowlands encore en activité située à proximité de Glasgow. Très très bien. Puis j’ai testé le fameux plat écossais ; un haggis neeps and tatties, plat traditionnel composé de haggis (panse de brebis farcies), de bashed neeps (purée de rutabagas) et de chappit tatties (purée de pommes de terre). Remarquable !! Nous garderons un excellent souvenir de Glasgow, c’est une ville à visiter impérativement. Et ce matin, nous avons quitté nos amis pour reprendre la route vers le Nord. Comme pour notre arrivée, le départ de Glasgow se fait sur des voies cyclables très bien faites. Nous avons d’abord suivi la Clyde, le fleuve qui baigne Glasgow puis nous avons remonté la rivière Leven qui se jette dans la Clyde jusqu’au Loch Lomond que nous avons longé jusqu’à Luss, lieux de notre villégiature de ce soir. Superbes paysages sur le trajet et à Luss, un petit village très touristique, un Veules les Rose à l’Ecossaise. C’est un village très ancien (avant le VIème siècle) qui abrite une petite église croquignolette du XVIII et surtout qui possède un cimetière qui contient un certain nombre de pierres tombales qui date du début du Moyen Âge et particulièrement une tombe viking du XIème siècle. Demain, nous continuerons le long du loch toujours vers le nord.

Encore Glasgow

Ce matin, nous repartons à l’assaut de Glasgow. Nous commençons par le GOMA, le musée d’Art Moderne, très décevant puis nous reprenons notre route des tags/graphs, le « mural trail ». Cet itinéraire qui nous a été conseillé par une charmante Ecossaise au tourist office nous permet de nous balader en traversant les principaux quartiers et ainsi, d’appréhender la ville et parfois de discuter avec les habitants. Aujourd’hui, nous avons, entre autres rencontré un vieux monsieur qui nous a raconté ses voyages en France. Il a visité Nîmes, Avignon, Sète, mais là où il a été le plus disert, c’est sur ses voyages en Normandie. Il l’a visitée à plusieurs reprises. En effet, il accompagnait son père qui a fait le débarquement de Normandie et qui a été un acteur du D Day, le 6 juin 1944. Nous finirons par un musée, le « people palace » qui met en scène et raconte l’histoire récente et la vie des Glaswégiens, entre les conditions d’hygiène, les loisirs, l’habitat, etc. Intéressant. Ce soir, normalement pub et demain, nous reprenons le vélo direction le nord, un village au bord d’un loch, Luss.

Glasgow

Hier après-midi, nous avons commencé par chercher des hébergements pour la suite du périple. Et bien, en Ecosse, il y en a bien peu et ils sont bien onéreux… Enfin, même si nous ne ferons pas tout ce que nous avions prévu, nous nous sommes quand même organisé un petit trajet entre les iles et les Midlands. Nous sommes allés accueillir ensuite nos amis et nous sommes concoctés un délicieux repas ; Pâtes sauce tomate !!! Ce matin, nous sommes partis à la découverte de Glasgow. Il existe un circuit tags et drafts et l’idée est de le parcourir en faisant des diversions aux monuments alentours. La plupart des tags/graphes sont de bonnes factures et nous avons été impressionné par la cathédrale consacrée à Mungo. C’est la plus ancienne cathédrale d’Écosse continentale, le plus ancien bâtiment de Glasgow et une des seules cathédrales médiévales d’Écosse à avoir survécu à la Réforme. Elle date du XIIIème et aurait été construite sur l’édifice d’origine datant du VIème siècle. En fait, il y a une église supérieure construite sur une église inférieure, pas une crypte, mais une véritable église. Plusieurs points d’intérêt, les vitraux, le tombeau de Mungo, un magnifique jubé, les piliers monumentaux, les gargouilles, le plafond, etc etc etc. Après un périple de 16 km aujourd’hui, nous reprendrons demain notre balade. Au fait, l’ascenseur est réparé !

Irvine Glasgow

Hier soir, nous sommes allés flâner dans Irvine. C’est à la fois une ville ancienne et une ville moderne : Irvine d’abord a été la capitale militaire de l’Écosse du XIIème siècle puis une des capitales de l’Ecosse jusqu’au début du XVème et récemment Irvine a été officiellement désignée, en 1966, comme la cinquième et dernière ville nouvelle à se développer en Écosse. Nous avons fait le tour des églises, très nombreuses, cinq sur un petit kilomètre, mais sans intérêt. Par contre, nous sommes passés dans un cimetière, qui semblait entretenu : ce qui nous a surpris, c’est que dans une partie de cette nécropole, un nombre important de pierres tombales étaient tombées et laissées dans l’état. Pourquoi ? Pas trouvé d’explications ni d’informations à ce sujet. Dans ce cimetière, une pierre tombale était datée de 1530. Puis nous sommes passés par le château, tous les villages ont au moins un château : un château du XIème siècle, transformé en maison douairière au cours des siècles puis abandonné au XVIIème. Dommage, il est charmant. Nous avons ensuite cherché un resto, mais à 19H, ils ne servaient plus. Nous nous sommes retrouvés dans un truc pour manger des calamars frits et des frites, enfin, c’est ce qui était indiqués, parce que c’était vraiment abject. Nous n’avons néanmoins pas été malades. Ce matin, direction Glasgow, à travers campagnes et forêts pour arriver à notre hébergement, un appart sympa situé au 6e, mais l’ascenseur est en panne. ☹.

Ayr Irvine

Hier soir, petit resto sympa et ce matin, nous ne sommes pas pressés, c’est une tout petite étape. Glasgow était trop loin pour y aller en une fois et nous avons découpé le trajet en deux étapes, une très courte et une plus normale en termes de distance. Donc, nous continuons le long de la mer et des golfs, il y en a partout. Nous y trouvons aussi un faux air de la côte normande avec ses petites villas alignées sur le front de mer. Je parle bien évidemment de la cote la moins jolie, celle de la basse. Autrement, l’ambiance est sympa dans le coin. Que ce soit dans les hébergements, les restos, les commerces, et même dans la rue, les gens sont cools. Je ne sais pas si c’est le fait que nous soyons à vélo, mais les gens engagent la conversation très rapidement, et souvent, nous font un petit salut quand nous passons accompagné d’un grand sourire. Ici, les gens ne font pas la g…. Et ne marche pas le regard sur leurs chaussures contrairement à chez nous. Et je ne parle pas de la voisine un peu revêche (on a tous une voisine de ce type…). Autre chose qui nous semble extraordinaire, ce sont les gens avec leur chien. Les chiens d’abord, ils sont extrêmement bien entretenus et de ce fait, même les chiens que nous trouvons moches en France ou pour le moins très ordinaires, sont beaux ici. Et puis les maîtres, ils discutent, échangent, flattent les chiens des autres propriétaires. Il est courant que cela fasse un petit attroupement sur le trottoir ou dans le parc La promenade du chien est vraiment un moment de lien social. Nous arrivons de bonne heure à Irvine et nous irons faire un tour en ville ce soir. Puis demain, Glasgow, où nous serons rejoints par des amis.

Ballantrae Ayr

Hier soir, nous avons été reçus par une mamie, Janette. Elle est pétillante, drôle avec un sens de l’humour extraordinaire et très très bavarde. Elle nous a prévu un petit-déjeuner pour sportif, elle a fait du tennis à un bon niveau, il y a quelques dizaines d’années. Elle me reprend dès que je prononce un d à l’anglaise ; les Ecossais le prononcent presque comme un t. Ce matin, petit déjeuner avec un porridge, œufs, bacon, etc etc. C’est aujourd’hui une étape purement écossaise dans le Ayrshire. Pas de surprise, c’est vert, beaucoup de jolis cottages, des routes mal goudronnées, des ruines, et des châteaux. Le Culzean Castle, château du clan Kennedy au XVIIIème (rien à voir avec le président qui était d’origine irlandaise) que nous ne verrons que de loin, l’entrée à 21 £ soit à peu près 25€ est dissuasive. Et les ruines de Dunure, un château du XIIIème qui lui était le point d’origine des Kennedy. Partant de Ballantrae, nous arrivons ce soir à Ayr avec à nos côtés, l’Ailsa Craig, un refuge pour les catholiques pendant la Réforme écossaise au XVIe siècle, mais aujourd’hui un sanctuaire d’oiseaux, fous de Bassan et Macareux. Ayr est un ancien port de commerce avec la France et les Antilles, devenu station balnéaire à l’époque victorienne et cite d’adoption de Robert Burns, né juste à côté. Ce soir, resto, Ayr est connu pour ses restaurants de poissons.

Belfast(Irlande) Ballantrae(Ecosse)

Hier soir, c’était donc notre dernière soirée en Irlande. Et cela s’est révélé être plus compliqué que prévu. Nous étions partis voir une vieille demeure dans le quartier à côté et sur le chemin de l’hôtel, gros déploiement de police et de véhicules anti-émeute. Rien de grave, les fanfares du matin après être demeurées dans le centre-ville toute la journée s’en retournaient dans leur quartier, en fanfare !!! Les mêmes spectateurs, en orange ou aux couleurs de l’Union jack, mais un peu plus imbibés d’alcool et pour certains, certaines, beaucoup beaucoup plus. Nous nous sommes ensuite mis à la recherche d’un resto, mais presque tous étaient fermés (excepté un Mc Do). Au bout d’une petite heure de préfiguration, alors que nous nous étions arrêtés pour consulter le routard/Google, un policier nous a demandé ce que l’on cherchait. Après une discussion sur notre périple et notre envie de manger, avec l’aide de ses collègues, il nous a indiqué plusieurs adresses. La première fut la bonne. Ici, la police est urbaine (Qui fait preuve d’urbanité, affable). Ce matin, en fin de matinée, nous avons pris le ferry pour l’Ecosse. Pas un contrôle douanier. En somme, depuis que nous avons quitté l’Union européenne et la zone Schengen, nous n’avons jamais sorti notre passeport ! Un truc doit nous échapper. Arrivée à Cairnryan en Ecosse, toujours sans contrôle. Ce soir, nous sommes dans un patelin ou il n’y a rien, pas un pub, pas un resto ! Ce sera donc pique-nique au B&B… 

Belfast

Hier soir et cette nuit, nous avons entendu beaucoup de détonations, en fait des feux d’artifice. Ce matin, en sortant, il y avait énormément de monde sur les trottoirs, vêtus d’orange ou aux couleurs de l’Union Jack (le ridicule ne tue pas…) et au loin, des bruits de fanfare. Renseignement pris auprès de la réceptionniste, c’est le 12 juillet !!!!! Alors, pour nous, cette date, c’est l’anniversaire de ma belle-sœur qui fête aujourd’hui au moins ses 56 ans, voire plus …. Mais ici, le 12 juillet, c’est l’Orange Day, une célébration protestante d’Ulster qui célèbre la Glorieuse Révolution* (1688) et la victoire du roi protestant Guillaume d’Orange sur le roi catholique Jacques II à la bataille de la Boyne* (1690). C’est l’occasion pour les fanfares loyalistes de défiler. Les rues sont recouvertes d’union jacks et de banderoles, et de grands feux de joie sont allumés dans les quartiers loyalistes ou sont brûlés les drapeaux irlandais, bien sûr, mais aussi à l’occasion les drapeaux palestiniens et européens. Aujourd’hui, les protestants font la fête et les catholiques restent chez eux. Ce jour a été, il y a quelques années, un prétexte pour humilier les cathos et à l’origine de troubles violents, accompagnés d’émeutes et de violences paramilitaires. (En 1972, cinq personnes ont été abattues, en 1998, trois jeunes garçons ont été tués par les loyalistes parce que leur mère était catholique et leur maison se trouvait dans un lotissement protestant.) Depuis les derniers accords, l’ambiance s’est beaucoup pacifiée et nous nous sommes quand même rendus dans les quartiers protestants (loyalistes) et catholiques (républicains). L’ambiance est lourde. Demain, nous prendrons le Ferry pour l’Ecosse.

*La Glorieuse Révolution est le terme, utilisé pour la première fois en 1689, pour résumer les événements menant à la déposition de Jacques II (catholique) d’Angleterre en novembre 1688, et à son remplacement par sa fille Mary II et son mari et James, neveu de Guillaume III d’Orange (néerlandais et protestant).

*La bataille de la Boyne en 1690 entre les forces du roi déchu Jacques II et celles du roi Guillaume III qui avait entretemps, déposé James (catholique).

            (Oui, c’est un peu compliqué…)

Ballygally Belfast

Aujourd’hui, étape de liaison pour arriver à Belfast. Normalement, il n’y avait rien de particulier sur le trajet, mais nous avons quand même été charmés par un petit village nommé Gleno. Il est connu pour une chute d’eau, mais c’est son aspect suranné que nous avons aimé. Arrivée sur Belfast de bonne heure, nous avons vite pris une douche et sommes partis flâner. Et pour le moment, Belfast est une belle surprise ! Ville et habitants sympas ! Un exemple, si nous nous arrêtons pour chercher une direction, dans les dix secondes qui suivent, un autochtone s’est arrêté pour nous proposer son aide et en même temps commencer une conversation. Et donc cet après-midi, visite des monuments conventionnels, le city hall, la cathédrale, la grosse horloge, l’opéra, le marché couvert, enfin le standard. Il y a aussi beaucoup de tags et de graphes et plutôt de bonne qualité ! Demain, nous irons faire un tour dans les quartiers républicain et loyaliste.

Ballycastle Ballygally

Nous sommes arrivés hier dans l’après-midi, un peu exténués, mais très satisfaits : en effet, nous avons eu la chance de voir tous les sites naturels avec le soleil, Glendalough, Kilkenny, Killarney, la Slea Head drive, les Cliffs of Moher, le Burren, le Connemara, les Slieves Leagues Malin Head, la Chaussée des Géants, etc etc etc. Notre logement n’étant pas prêt, nous avons passé un peu de temps au pub et avons testé le whisky local : le Buschmill, parfaitement à mon goût ! Puis retour au B&B. Ce matin, changement complet de météo ! Il pleut et sur la première partie du trajet, nous passons un relief, pas très haut, le mont Knocklaid qui culmine à 514 m. Mais nous ne le verrons pas, nous sommes dans une purée de pois et ne voyons pas à plus de 30 ou 40 m. Pour la deuxième partie, nous sommes redescendus au niveau de la mer, il pleut, mais la visibilité est correcte et nous découvrons les Glens of Antrim, une route côtière, qui nous emmène de vallées en vallées, de villages en villages jusqu’à Ballygally, dernière étape avant Belfast demain. Nous y resterons deux jours, le temps de visiter et de se reposer, nous avons eu quelques parcours fatigants ces derniers jours.

Portrush Ballycastle

Hier soir, nous avons donc fait le tour de Portrush, une ville péninsulaire, et de ce fait, une plage à l’ouest, une à l’est, une au nord et un port entre chaque plage, une ville balnéaire. Les gens se baignent, même très tard, mais cela ne nous étonne plus. Par contre, ce qui nous surprend toujours, c’est la limpidité de l’eau. C’est un lieu habité depuis le mésolithique, qui aurait abrité des châteaux au cours des siècles, mais dont il ne reste rien et qui s’est fortement développée après les guerres des Trois Royaumes au milieu du XVIIe siècle, puis en tant que destination touristique après l’ouverture du chemin de fer. Et donc ambiance bien sympathique pour un dîner dans un pub, un détour par une salle de jeux avant d’aller se reposer. Ce matin, départ sous un grand et beau soleil pour le château de Dunluce un château en ruine du XVIème siècle et la chaussée des géants. La route côtière pour y parvenir nous laisse découvrir des paysages magnifiques, des falaises, des arches, des aiguilles de toute beauté puis la chaussée des géants. Il y a beaucoup, beaucoup de monde, ce qui, c’est vrai, nuit à la beauté du site. Nous décidons de faire une petite excursion de quatre à cinq kilomètres, ce qui nous permet de voir le site sous un autre angle et de découvrir les orgues de Stephen. C’est bizarre, mais nous avons l’impression que la chaussée des géants rend mieux en photo qu’en vrai. Après cette balade, retour sur le vélo pour rejoindre Ballycastle, notre étape du jour, toujours avec le soleil et de jolis paysages. Mais se remettre à pédaler après notre marche à pied n’est pas aisé, surtout quand ça monte !!! Demain, nous prenons la direction de Ballygalley et après-demain, nous serons à Belfast.

Derry Portrush

Départ de Derry ce matin, il fait beau, mais ça vente énormément, un vent à décorner les bœufs… Vieille expression française qui vient du fait que pour éviter que les mouches et autres insectes soient attirés par les saignements (provoqués par l’écornage), les paysans futés, profitant du fait que les mouches préfèrent faire une belote au chaud chez elles les jours de grand vent, pratiquent l’opération à ces moments-là, permettant ainsi à la plaie de sécher et cicatriser bien plus facilement. Bref, du vent combiné a une sortie de ville pas évidente et des pistes cyclables en très mauvais état, l’étape a été difficile. Un petit arrêt sur la superbe plage de Downhill et au domaine de Mussenden, célèbre pour la personnalité de celui qui l’a créé, Frederick Augustus Hervey, 4e comte de Bristol, un ecclésiastique très extravagant, Voltaire disait de lui « « quand Dieu créa l’homme, il a fait des hommes, des femmes et des Herveys ». Comme excentricité, il avait par exemple ordonné à tous les prêtres corpulents convoitant des promotions de participer à des courses de minuit à travers les tourbières et les marais ou bien, il avait demandé à ce que son corps soit rapatrié dans un tonneau de Cherry lorsqu’il est mort en Italie… Nous sommes arrivés à Portrush dans un B&B ou nous avons été accueillis de fort jolie façon par Jenny. Nous irons faire un tour à la plage et au port et demain, journée de visite, en particulier la chaussée des géants qu’il nous tarde de voir…

Malin Head Derry

Ça y est. Nous sommes sortis de l’Europe. Nous voilà arrivés en Irlande du Nord. Assez étonnamment, il n’y a rien qui nous l’indique hormis que la monnaie est la livre et la mesure de distance est le mile. C’est un petit pointillé sur le GPS qui nous a permis de savoir que nous avions passé la frontière. Sinon, pas une indication, pas une marque distinctive, pas un douanier ! Ce qui nous laisse supposer que les Britanniques, et au moins les Irlandais du Nord bénéficie de l’Europe à bon compte …. Nous sommes arrivés à Derry, ville chargée d’histoire ancienne puisque créée au VIème siècle, mais surtout d’histoire relativement récente puisque cette ville a été au centre du combat pour le mouvement des droits civiques en Irlande du Nord. En effet, les catholiques étaient victimes de discrimination sous le gouvernement unioniste en Irlande du Nord, à la fois politiquement et économiquement (le logement, la politique régionale, l’emploi public et privé). La mainmise britannique était bien sûr combattue depuis la sécession de l’Irlande en 1922. Mais des 1968, les manifestations réclamant une équité des droits étant interdites et réprimées, les dissensions aboutissaient à la bataille du Bogside, conduisant à des troubles civils généralisés en Irlande du Nord, souvent datés comme le point de départ des Troubles. Le paroxysme fut atteint le dimanche 30 janvier 1972, 13 civils non armés ont été abattus par des parachutistes britanniques lors d’une marche des droits civiques. Treize autres ont été blessés et un autre homme est décédé plus tard des suites de ses blessures. Cet événement est aujourd’hui connu sous le nom de Bloody Sunday. Il a fallu 30 ans pour que la responsabilité de l’état britannique soit reconnue et que le régiment à l’origine de ces troubles soit dissout. Nous avons visité Derry ce soir, la vieille ville, ses remparts, son hôtel de ville mais ce qui nous a le plus troublés ce sont les stigmates de ces troubles avec le quartier du Bogside entièrement voué à la cause indépendantiste et le quartier protestant ((occupé par 97 % de catholiques !!) Aux couleurs de l’Union Jack… Demain, nous montons vers la chaussée des géants que nous appréhendons après-demain.

Buncrana Malin Head

Hier soir, nous sommes donc allés voir ce donjon, construit par les Normands au XIVème sur la rivière Crana qui se jette dans le Loch Súilí, puis occupé par les O’Doherty’s jusqu’à ce que les Anglais le brûle en représailles de la révolte de 1608. Pas spectaculaire, mais le cadre, la rivière, le pont offrent un joli paysage. Puis pizzeria et retour au B&B. Ce matin, nous partons pour Malin Head, le point le plus au nord non seulement de l’Irlande, le pays, mais aussi de l’île. Petite pluie fine, mais qui sèche au fur et au mesure avec le vent. Nous restons secs ! Nous nous arrêtons à Carndonagh où St Patrick aurait créé un monastère dont le seul vestige est sa haute croix datée du VIIème siècle. Ce serait la plus ancienne de ce type en Irlande, en grès rouge découpée en forme de croix et gravée d’un bas-relief mêlant art celtique et iconographie chrétienne. Typique des croix irlandaises, Jésus n’est pas dépeint comme souffrant ou vaincu, mais plutôt droit et triomphant. Deux petits piliers séparés encadrent la croix, décorés de divers personnages (David avec sa harpe, Goliath, …). Puis nous continuons vers Malin Head, un endroit sauvage et escarpé. C’est à cet endroit que se trouve la fin (ou le début) du Wild Atlantic Way sur laquelle se calque l’Euro vélo 1 et que nous avons plus ou moins suivi. Sur le trajet, nous avons vu quelques cultures comme de la pomme de terre et de l’épinard, mais la culture reste vraiment marginale. Et en arrivant au B&B, nous avons vu des gamins faire des jeux dans la mer. Par curiosité, nous avons demandé à une des maitres-nageurs, surveillants quelle était la température de l’eau. Sans rire, il nous a répondu que l’eau n’était pas froide en ce moment, 13 degrés… Demain, nous redescendrons vers le sud et basculerons chez l’occupant.

Dunfanaghy Buncrana

Et donc, hier soir, nous ne sommes pas ressortis. La météo, ce matin, est nettement meilleure. Nous en sommes étonnés. Nous avions consulté les sites météo, écouté à la télé, les prévisions. Et ce devait être pluie, pluie et pluie. Que nenni, ce matin un peu de gris et un soleil, parfois timide mais aussi parfois éclatant. Tant mieux, l’étape est difficile. Nous sommes toujours dans le Donegal, et donc toujours lacs, tourbières, forêts, rochers, ovins et bovins. Néanmoins, depuis hier, l’habitat s’est densifié, plus de lieux habités et plus d’habitations, des maisons récentes et qui nous paraissent très grandes et souvent qui apparaissent comme des verrues dans le paysage. Ils construisent un peu n’importe où et n’importe comment. Néanmoins, il reste des endroits sauvages. Ce matin, sur à peu près 15 km, pas une maison, pas un mouton, pas une voiture, que des petites routes, un no mans land. ! Et puis nous sommes arrivés à Rathmullan pour prendre le ferry, en fait un bac pour la traversée du Loch Súilí, un fjord jusqu’à Buncrana qui sera notre point d’arrivée. Dans le village de Rathmullan, se trouve un couvent carmélite en ruine, datant de 1516, saccagé par la garnison anglaise de Sligo en 1595 puis en 1617, occupé par un évêque protestant. Mais Rathmullan est surtout connue pour avoir été le point de départ lors de la fuite des comtes en 607, un tournant majeur dans l’histoire irlandaise. Le 14 septembre 1607, 99 aristocrates de l’ordre gaélique quittèrent Rathmullan pour le continent européen marquant la fin de l’ancien ordre gaélique, en ce sens que l’ancienne aristocratie gaélique d’Ulster s’exilait définitivement. Puis après notre croisière, nous sommes arrivés à Buncrana ou nous irons voir le donjon O’Doherty, la seule partie survivante d’un château normand d’origine du XIVe siècle.

Dungloe Dunfanaghy

Effectivement, pas grand-chose à visiter hier soir. Nous sommes allés faire un tour sur le bord du rivage, puis pub et dodo. Ce matin, nous sommes partis sous un temps gris, mais sans pluie et sans vent. Nous empruntons une petite route que les locaux appellent la « Scénic road ». Et effectivement, le paysage nous offre un beau spectacle : lacs, rochers, tourbières, moutons et quelques beaux spécimens de bovins, en particulier des taureaux comment dire, super costauds. Ici, les veaux sont avec les vaches, les broutards, et les taureaux sont avec les génisses. Il arrive aussi que bovins et ovins cohabitent sur le même pâturage. Nous avions entendu parler de la région de Burren, forcément du Connemara, mais jamais de celle du Donegal qui pourtant vaut le déplacement. De plus, dans cette région, partout, où nous sommes allés, magasins, hôtels, pubs, B&B, les gens même ceux rencontrés dans la rue sont extraordinairement gentils, et avenants. Peut-être est-ce que c’est parce que c’est une région qui a la réputation d’être paumée. Mais au terme du 9éme kilomètre, il s’est mis à pleuvoir et la pluie ne nous a quitté qu’à 2 km du terme de notre étape, Dunfanaghy. C’est un petit bourg sympa qui a connu sa catastrophe écologique bien avant celles que nous vivons et que l’on nous annonce. En Effet, début du XXème, c’était un port très animé. Puis durant la guerre de 14 18, ils ont coupé toute l’herbe sur les dunes pour l’envoyer en France pour nourrir le bétail. De ce fait, les dunes se sont désagrégées, le sable a envahi la baie. Il y a une photo avant l’ensablement et Véro a pris une photo maintenant, c’est édifiant !!! Nous sommes arrivés à destination et vue la météo, il est probable que l’on ne ressorte pas…

Killybegs Dungloe

Nous sommes toujours dans le Donnegal, région de naissance de Rory Gallagher, et région du Tweed. Nous pensions que ce tissu était essentiellement Écossais, mais s’il est vrai que l’Ecosse est la région d’origine de ce tissage, il y a aussi le Tweed du Donegal qui se distingue par ses taches de fil de couleur arc-en-ciel. Le tweed, c’est un motif de tissage caractérisé par des lignes diagonales sur la face du tissu, le sergé. Le mot écossais pour sergé est Tweel et le nom de tweed, selon la tradition, est né lorsqu’un marchand londonien a mal interprété le nom « tweel » pour « tweed », pensant que le tissu portait le nom de la rivière Tweed en Écosse. Le nom est resté et le tissu s’appelle depuis tweed. Nous sommes donc partis de Killybegs ce matin pour Dungloe et avons traversé Ardara, capitale du Tweed du Donegal. Ces villes ne présentent pas un grand intérêt, mais nous parcourons le Donegal, une contrée qui est un condensé du Connemara et de Burren : des lacs, des rochers, des moutons et des plages de sables blancs. C’est une région sauvage, balayée par les vents et au climat capricieux, mais ses paysages sont fascinants. Pas grand-chose à visiter ce soir et demain, direction Faugher, toujours vers le nord et toujours dans le Donegal.

Killybegs

Ce matin, il pleut et il y a du vent. Nous avions eu de la chance, mais il semble que ce soit bien fini. De ce fait, nous musardons et nous faisons bien. La pluie cesse enfin et nous partons pour les falaises de la Slieve league, deuxième plus haute falaise d’Europe, culminant à 606 mètres, la première étant Hornelen sur la côte est de l’île de Bremangerlandet en Norvège (860 m d’altitude). Nous sommes petits bras à Fecamp, avec notre cap Fagnet à 105m. La route pour aller à ces falaises, est forcément accidentée et nous avons le vent de face, mais, honnêtement, cela en vaut la peine, surtout qu’au retour, nous avons le vent dans le dos… Demain, direction Dungloe.

Ballyshannon Killybegs

Nous sommes arrivés hier avec du vent et toute la nuit, nous avons eu bourrasques et trombes d’eau. La météo annonçait des vents à 65 km/h et ce matin, avant de petit-déjeuner, nous nous sommes posés la question si nous prenions un bus ou si nous tentions de partir. Nous avions prévu une étape d’une soixantaine de km, mais avec beaucoup de dénivelés et en suivant en partie la cote plein ouest et donc face au vent sur une trentaine de km. Après le petit-déjeuner, la pluie a cessé. Il ne restait que le vent ; alors nous sommes partis en nous disant que si c’était trop ardu, nous prendrions le bus. Nous sommes allés jusqu’à Donegal avec le vent de côté, Donegal est une ville très ancienne d’origine viking, vikings qui auraient été boutés par un grand roi Irlandais Muirchertach MacLochlainn, en 1159. Subsiste un château et des ruines d’une abbaye franciscaine. Chose surprenante, un cimetière a été édifié au milieu des ruines. Nous avions déjà vu cela à Sligo. Le restant du parcours serait avec vent de face. Nous avons alors décidé de prendre le bus sur une trentaine de km, en fait sur la partie face au vent puis nous avons repris le vélo jusqu’à Killybegs ou il n’y a rien puis jusque notre B&B de ce soir. Il est bien paumé, mais avec une jolie vue sur la mer et il possède une jolie plage privée. Demain, nous devrions faire une boucle dans la péninsule de la Slieve League pour quelques points de vue et des falaises.

Sligo Ballyshannon

Ce matin, nous partons pour Ballyshannon. Il pleut et la pluie ne cessera presque pas sur tout le temps de notre parcours. Nous avions quelquefois l’impression d’être dans les nuages tellement, il faisait gris. Et à quelques centaines de mètres de notre point d’arrivée, nous avons eu le droit à un vent d’enfer, vent qui ne s’est pas interrompu depuis notre arrivée. Nous sommes dans un coin paumé, loin de tout et nous avons prévu de pique-niquer ce soir. Nous préférons en général être dans, ou à proximité d’une agglomération, mais nous n’en avons pas toujours la possibilité. Cela nous évite de reprendre le vélo pour aller au resto. C’est comme pour les trajets, nous préférons les petites routes, moins de circulation, plus d’authenticité, mais à l’abord des villes, il est impossible d’échapper aux grands axes. Aujourd’hui, par exemple, pour quitter Sligo, nous avons dû utiliser de la voie à grande circulation au moins pendant 15 km avant de pouvoir emprunter de la petite route. Pour ce jour, c’était très boisé et toujours avec un habitat très clairsemé. De temps en temps, une habitation puis rien pendant des kilomètres. Normal quand ces habitations sont des fermes, mais aujourd’hui, c’était le plus souvent des maisons d’habitations et des constructions récentes perdues au milieu des bois. Le temps étant bien plombé, cette après-midi, ce sera farnienté.

Ballina Sligo

Ballina est une vieille ville née au XIVème située sur la rivière Moy, rivière autrefois célèbre pour la pêche au saumon. Le saumon s’est fait plus rare et les pécheurs ici, relâche systématiquement leur prise pour ne pas participer à la disparition du saumon. Les Français sont bien vus ici, un certain commandant Humbert, commandant des troupes françaises ayant soutenu la rébellion irlandaise de 1798 (soulèvement majeur contre la domination britannique en Irlande) mettant en déroute la milice irlandaise lors de la bataille de Castelbar avant d’être vaincue à la bataille de Ballinamuck par l’armée. Au moment de partir ce matin, un monsieur nous en parlait encore 😊. Donc départ pour Sligo, soleil timide et quelques gouttes de temps en temps. Mais déconvenue, à mi-parcours, route coupée pour travaux et déviation obligatoire : 15 km de plus ☹. De ce fait, nous sommes arrivés plus tard et nous avons donc décidé de voir les curiosités du coin avant toute chose. Carrowmore, groupe de monuments mégalithiques datant du 4e millénaire avant J.-C., au cours du néolithique et de belles ruines de l’abbaye de Sligo couvent dominicain, fondé en 1253 de style roman. Resto italien dans le centre-ville et retour en début de soirée au B&B pour un repos bien mérité.

Newport Ballina

Hier soir, nous sommes arrivés à New Port, mouillés. Pas de chance, la chambre n’était pas prête, mais il nous a été offert un chocolat chaud, ce qui nous a bien réchauffé après avoir subi les intempéries. Newport, est une petite ville du comte du Mayo, fondée par les quakers au XVIIème siècle (Quaker, en gros et plus ou moins un mouvement dissident de l’Église anglicane), dont la fierté est d’avoir eu comme ressortissant le grand-père de Grace de Monaco. Sinon rien de notable. Ce matin, nous partons sous un soleil timide. Rien de particulier a priori sur la route hormis que les tourbières que nous avions déjà découvertes dans le Connemara sont particulièrement nombreuses. A l’origine, la tourbe est une matière organique fossile qui lorsqu’ elle est séchée donne un combustible utilisé comme du bois ou du charbon. En passant à proximité d’une ferme, nous avons aussi remarqué qu’ici, ils ensilaient l’herbe. Nous avions toujours pensé que quand ils fauchaient l’herbe, c’était pour la donner fraîche aux animaux en stabulation. Autre curiosité, aux abords d’un petit village appelé Lahardane, une signalétique nous avertissait que nous arrivions dans un endroit en lien avec l’histoire du Titanic. Et effet, il y a au milieu du village un mémorial rappelant que cette paroisse a subi la plus grande perte (proportionnellement pour toutes les localités dans le monde) lorsque le Titanic a coulé en 1912. 14 habitants sont montés à bord à Queenstown et seules trois ont survécu, trois femmes. Puis traversée de Crossmolina et arrivée à Ballina, notre étape du jour.

Leenane Newport

Hier soir, nous étions à Leenane. Diner au pub, le serveur est Français, et quelques clients français. Au B&B, rencontre avec des Français, hier soir et ce matin au petit-déjeuner, des Français. Nous ne savons pas si c’est l’effet Sardou, mais, il y a une forte densité de Français dans cette région. Ce matin, départ pour Newport. Effectivement, nous étions vraiment au Nord du Connemara, le panneau indiquant le comté de Mayo est à moins de 3 km au nord de Leenane. Depuis hier après-midi, le temps est gris, le ciel est bas et il pleut presque sans discontinuer. Cette nuit, nous avons entendu le vent et des trombes d’eau. Nous partons sous une pluie fine et un gros nuage arrive derrière nous. Ici, il est facile de prévoir la pluie, on la voit arriver : un gros nuage gris se détache, le vent se lève, quelques gouttes et 30 mn après le déluge…. Donc nous nous attendons à être bien lessivés. Nous avons la pluie fine, puis le vent se lève et nous pousse dans la bonne direction. J’aime quand le vent m’accompagne, je fais moins d’effort, je vais plus vite, et j’ai l’illusion d’avoir 20 ans de moins. Illusion de courte durée parfois, quand une cote se dresse devant nous. Bref, nous sommes quand même très chanceux, le nuage et nous, avons pris des directions différentes et de ce fait, nous n’avons pas été douchés. Même avec ce temps maussade, les paysages sont sympas. Malgré tout, ce matin, nous avons décidé de nous rendre directement à notre point terminal sans diverger. Il est inutile de faire quelques kilomètres de plus pour un point de vue, le temps étant ce qu’il était, limité et falot.

Clifden Leenane

Hier soir, nous sommes allés dans un pub, et étant dimanche soir, il y a des musiciens. Nous sommes arrivés tôt, et avant de nous alimenter, nous avons dû étancher notre soif. Plus curieux que Véro qui reste sur les classiques, Coors, Lager, j’ai donc testé la bière, la Bridewell, brassée à Clifden, qui normalement se rapproche d’une bière belge et le whisky local, le whiskey Connemara, un des whiskys typiquement irlandais, à base de tourbe. Pour la bière, nous sommes très très loin de la bière belge et le whisky tourbé, je ne suis pas fana ! En attendant les musiciens, il y avait, comme dans tous les pubs, une télé grand écran qui diffusait du sport. Là, c’était un sport local, un ballon, mélange de rugby de foot, un hurling sans batte. Je ne sais pas si ce sont les breuvages suscités, mais un peu présomptueux, j’ai demandé à mon voisin de pub, une personne un peu âgée, quelqu’un du cru ce que c’était comme sport. Il m’a regardé comme un ovni, et, là, j’ai compris la détresse d’un Parisien qui s’adresse à un Cauchois… J’ai néanmoins réussi à comprendre que ce sport, c’était le football, pas le football anglais, mais LE football. (En fait du football gaélique). Heureusement, les musiciens ont commencé à jouer et j’ai pu battre en retraite. Ce matin, donc nous continuons à monter dans le nord, toujours dans le Connemara. Paysage un peu diffèrent, mais toujours magnifique. En cours, nous avons fait une petite randonnée à pied, 5 km, histoire de fouler la région que nous quitterons demain.

Connemara

Nous sommes toujours à Clifden, petite ville par son nombre d’habitants, mais relativement importante, parce que considérée comme la capitale du Connemara. Il y a tout, supermarchés, pléthores de pubs, restaurants et autant de prestataires de tourisme. C’est un grand giratoire, il y a une rue principale en sens unique et d’où que l’on arrive, on en fait le tour 😊. Donc, hier, nous avons peaufiné notre parcours en Irlande, réservé les hôtels, B&B, nous arriverons en Ecosse le 14 juillet. Ce matin, nous avons fait une boucle, 45 km dans le Connemara. Initialement, nous en avions prévu une autre, mais après conseil des autochtones, nous avons changé nos plans. Nous en avons pris plein les yeux :

« Terre brûlée au vent

Des landes de pierres

Autour des lacs, c’est pour les vivants

Un peu d’enfer, le Connemara

Des nuages noirs qui viennent du nord

Colorent la terre, les lacs, les rivières

C’est le décor du Connemara »

Je cite mes sources, Sardou (oui, je sais, c’est facile, mais je n’ai pas pu m’en empêcher 😊 😊 😊). Et ce matin, il y avait du vent et les nuages venaient bien du Nord. Néanmoins, nous avons eu le soleil pendant les ¾ du temps. Véro qui, enfer et damnation était une fan inconditionnelle de Sardou lorsqu’elle était ado, s’en est donné à cœur joie et la machine à photos a fonctionné à plein régime …. Cet après-midi, indolence, paresse et léthargie seront nos leitmotivs. Demain, nous continuerons vers le nord, toujours dans le Connemara.

Galway Clifden

Nous avons donc quitté Galway ce matin pour Clifden. A Galway, début juillet, il y a une expo de voitures anciennes. Nous avons souri en voyant l’affiche avec une 4L 😊. Donc Clifden, c’est simple, un virage à droite, un lac, une montée, un lac, un virage à gauche, un lac, une descente, un lac. Dans la région du Buren, il poussait des cailloux, dans le Connemara, il pousse des lacs. Nous resterons deux jours à Clifden. Aujourd’hui, nous avons emprunté la Wild Atlantic Way en bordure du rivage et demain, nous ferons une boucle à l’intérieur des terres (et des lacs…). Ce matin, aussi, une rencontre sympa, avec un couple de touristes, un Gallois, une Autrichienne, vivant à Nice. Inutile de vous dire ce qu’ils pensent du Brexit et autre fait, ma VTT (Véro Tout Terrain) a chuté… sans gravité autre qu’un bobo au genou 😊. Ce soir, petit tour dans Clifden.

Galway

Hier soir et ce matin, nous avons fait un petit tour dans Galway, petite ville charmante et très animée. Une vieille ville qui en son temps fut conquise par les Anglo-Normands, les descendants des Normands qui conquirent l’Angleterre et qui de ce fait commerçaient avec la France et l’Espagne. D’ailleurs, une des portes de la ville est appelée l’arche espagnole. Trace de ce commerce qui subsistât jusqu’au désastre de l’invincible armada, la fameuse flotte espagnole. A ce sujet, cette histoire est probablement l’opération de propagande et de désinformation la plus extraordinaire produite par les Anglais : c’est en rentrant en Espagne en contournant la Grande-Bretagne par le nord, qu’une violente tempête aboutit au naufrage sur les côtes irlandaises du comté de Sligo et non pas comme les Anglais s’en vante d’une éclatante victoire navale. Voilà, j’ai fini de déverser mon fiel sur les Anglais !!! Et donc hier soir, nous avons eu l’occasion de rencontrer une jeune fille irlandaise avec qui nous avons conversé en français. Petit accent, mais très bon français. Comme nous étions étonnés de son excellence dans la langue de Molière, elle nous a expliqué, qu’elle avait perfectionné son Français avec son boy-friend qui avait vécu deux ans à la Rochelle et que le niveau en Français des Irlandais est très mauvais, parce que la qualité de leurs profs est lui aussi très mauvais. En France, je pense que ce n’est pas l’aptitude de nos profs qui est à remettre en cause, mais plutôt cet entêtement à vouloir nous faire maîtriser l’élocution de l’anglais de la City, alors que les accents, comme en France sont tellement différents d’une région à l’autre… Rien à voir entre la prononciation de l’anglais de la City, du cockney, du gallois ou de l’irlandais. Et je ne parle pas de celles du sud-africain ou de l’indien. Les élèves seraient probablement moins rebutés à apprendre vocabulaire et tournure de phrase qu’à prononcer le fameux « the » qui existe à peine en Ecosse. Et en parlant d’Ecosse, nous avons commencé à travailler sur le trajet que nous emprunterons probablement dans la deuxième quinzaine de juillet.… Demain, nous monterons vers le Connemara.

Ballyvaughan Galway

Hier soir, Pizzeria et dodo. A noter, ce matin, le meilleur breakfast depuis que nous sommes partis. Le traditionnel, saucisse, bacon, tomates, boudins, haricots, champignons, etc, mais aussi du fromage blanc, un choix de fruits et un assortiment de fromages locaux. Et surprise, les fromages sont excellents : un fromage cuit un type gruyère, mais plus doux, un type bleu, un type roquefort, un chèvre. Puis direction Galway, nous emprunterons majoritairement des petites routes, excepté en arrivant, ou il y a un super encombrement, les voitures culs à culs. A priori, la circulation dans Galway n’est pas fluide. Sur le trajet, ce matin, des châteaux, des tours féodales, des cimetières et une superbe abbaye cistercienne, l’abbaye de Corcomroe du début du XIIIème remarquable par ses sculptures détaillées et sa riche décoration. La légende dit que le commanditaire aurait fait exécuter les cinq maçons qui avaient réalisé l’abbaye pour les empêcher de construire un chef-d’œuvre rival ailleurs. Comme partout en Irlande, cette abbaye est tombée en désuétude suite à la réforme anglaise provoquant la dissolution des monastères catholiques en Angleterre et en Irlande. Autre caractéristique de notre trajet, nous y avons rencontré un florilège de maisons typiques de l’Irlande. Des maisons en pierre, avec toit de chaume, en pierres, etc. Nous avons retrouvé quelques spécimens en particulier, en traversant un quartier ou les maisons rivalisaient entre elles en termes de luxes. Enfin, nous sommes arrivés à Galway, et après la douche allons y faire un petit tour. Nous y resterons deux jours, nous devons « travailler » sur la suite de notre périple.

Doolin Ballyvaughan

Ce matin, nous différons notre départ quelque peu : une grosse averse, comme nous en avons déjà eu. Cela commence avec quelques gouttes, puis la douche et enfin quelques gouttes, de moins en moins et le soleil. Ici, nous ne savons prévoir longtemps à l’avance, mais quand nous voyons un nuage que le vent pousse en notre direction, nous sommes assurés de ne pas rester secs… Et ce matin, nous sommes partis quelques minutes après la pluie, sous un gros, grand et généreux soleil. Avec le vent dans le dos. Et peut-être après une heure, nous avons vu derrière nous un gros nuage. Pas un abri, et nous avons donc été douchés. Puis 20 mn après, de nouveau un bon gros soleil… Mais cela ne nous a pas perturbés outre mesure pour apprécier la région. Comme le suggérez un des bras droits de Cromwell😊, ici, ne poussent que des cailloux. C’est désolé et magnifique à la fois. Véro prend une photo tous les 10 m. On ne mesure plus notre progression en km/h, mais en ph/km, photos par kilomètre😊. La nature, les phénomènes de glaciations, les variations de hauteur de la mer ont fabriqué un super décor. Le golf de Galway, qui est aujourd’hui un bras de mer, aurait été, il y a quelques millions d’années un lac. Les îles d’Aran auraient été à l’époque la limite continentale de ce lac. Au fil des années, de l’érosion, de la montée des eaux, la mer aurait envahi ce lac et les terres d’Aran seraient devenus les 3 îles rocheuses situées à l’embouchure de la baie de Galway. Irlande riche aussi en vestige préhistorique. Cette après-midi, nous sommes allés voir un dolmen remarquablement conservé. Des fouilles auraient établi qu’il aurait servi de sépulture ou de lieux de crémations pour au moins 33 humains, hommes, femmes, enfants. Demain, ce sera un changement de décor, nous partons pour Galway, la grande ville du coin.

Lahinch Doolin

Ce matin, c’est sous un soleil radieux que nous repartons. L’étape est courte et nous avons prévu de rallier notre point d’arrivée, Doolin, en nous arrêtant aux falaises de Moher d’une part et en essayant de longer la côte au plus prés. C’est une région très touristique et en choisissant ce parcours, cela nous permet ainsi d’éviter les routes que les touristes empruntent. Les Irlandais sont cools en voiture, mais il arrive que certains d’entre eux (un très petit nombre si on compare à la Serbie, ou à la France) ne tiennent aucun compte des vélos. En fait, il y a si peu de bicyclettes qu’ils ne savent pas trop comment se comporter. Soit, ils restent derrière nous sans oser nous dépasser, soit ils nous frôlent. Si on exclut Dublin, en Irlande, à part les motos, il n’y a pas de deux-roues, pas de scooter, pas de vélomoteur et vraiment très peu de vélos. Et les cyclotouristes que nous croisons sont Français, Allemands, Hollandais… Donc, arrêt a Moher pour ses fameuses falaises. Il y a un monde fou, des dizaines de cars, des centaines de voitures et 6 vélos avec les 2 nôtres 😊. Parce que cette sur-fréquentation, nous pensions être un peu déçus. Mais, non, c’est bien étudié, les gens circulent sans peine et pour le paysage, les photos de Vero nous permettent de nous passer de tout commentaire superflu. Demain, nous continuerons vers le nord, la région de Buren, région désertique. Un des bras droits de Cromwell disait que c’était une région où il n’y a pas assez d’eau pour noyer un homme, pas assez de bois pour le pendre et pas assez de terre pour l’enterrer….

Kilrush Lahinch

Nous sommes tout de même allés faire un petit tour, histoire de voir la marina et puis, dimanche oblige, nous sommes allés dîner de bonne heure. Ici, il n’y a pas d’heure de repas vraiment établie. Les gens mangent quand ils ont faim et peuvent aussi bien se sustenter à 10 h le matin qu’à 15 h dans le milieu de l’après-midi ou bien à 20 h. Et ils peuvent aussi bien boire un chocolat avec des pâtisseries que des frites avec un hamburger…. Il a plu encore cette nuit et ce matin, un grand soleil. Si bien que j’ai pris un coup de soleil !!! Alors que cela faisait un mois et demi que mes bras étaient exposés aux affres du soleil sans subir aucun dommage. Enfin, les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Toujours le même paysage, mais sous le soleil, il nous parait plus plaisant et puis les moutons ont disparus, moins de vaches, mais que de chevaux ! Nous sommes à priori dans une région ou l’élevage équin prévaut. Nous arrivons à Lahinch, notre destination relativement tôt, et après avoir déposé les bagages, nous nous dirigeons sur le front de mer. Il y a des surfeurs, a priori, c’est un spot relativement connu et des baigneurs. Véro s’est trempé les mollets et l’eau n’est pas aussi froide que nous pourrions le penser. Moi, je suis un pleutre et je n’ai pas tenté l’expérience. Demain, nous visiterons les falaises de Moher, cliffs of Moher, Etretat, mais en noir parait-il ….

Tralee Kilrush

Hier soir, nous profitons d’une éclaircie pour nous faire un Fish & chips au restau à côté. Ce matin, il fait encore gris et nous partons sous la pluie. Sur le trajet, nous avons pris un bac pour traverser le bras de mer qui sépare le Comté du Kerry du Comté de Clare. He oui, pas de révolution, pas de Napoléon et donc ici, ce n’est pas en département, mais en Comté qu’ils désignent leurs régions. Mais même sur le bac, la pluie ne nous a pas épargnés, pluie souvent accompagnée de tonnerre. Le plus gros inconvénient de cette météo est que nous faisons plus attention à la route qu’au paysage… Cependant, ce matin, rien de nouveau, des moutons, des vaches et des pâturages… La seule nouveauté est la réapparition de maison à toit de chaume. Arrivée à Killrush ou nous allons nous sécher et peut être, aller faire un tour si la météo se montre plus clémente…. Pas gagné, ça tonne encore fort…

Dingle Tralee

Donc hier soir, balade à Dingle. C’est animé, plein de couleur et les restaus sont bondés. Enfin, nous finissons par trouver une pizza. Ce matin, petit déjeuner continental (nous nous sommes habitués au Full Irish, mais pas le choix.). Et nous partons pour Tralee sous un beau soleil. Et Tralee, c’est de l’autre côté de la montagne… Donc nous commencerons par le col de Conor Pass, (457 m et 7,4 %) situé entre les collines de Slievanea (674 m) et An Bhinn Dubh (532 m). L’étape risque de nous fatiguer… Une halte au sommet s’impose pour admirer un panorama vertigineux donnant sur les baies de Tralee et de Brandon, ainsi que sur la péninsule de Rough Point, et la baie de Dingle. En descendant, arrêt pour voir une cascade, pas spectaculaire, il y a ici aussi un manque d’eau. Petit aparté, lors de l’ascension, j’ai eu le temps de voir les bas cotés et la comparaison avec ceux que nous trouvons en France est édifiante : pas une canette, pas un mégot, pas un morceau de plastique, pas un gobelet Mc DO ! Propres, les Irlandais, a priori, gardent leur détritus pour la poubelle, eux… Ensuite, parcours sympa jusqu’à un km de notre arrivée. Un orage, des trombes d’eau. De ce fait, nous nous sommes réfugiés chez LIDL en attendant que ça passe. 25 mn plus tard, nous bouclons le dernier kilomètre sous la pluie et nous voilà à Tralee, ruisselant et dégoulinant, mais accueilli malgré tout, fort gentiment par Martin.

Inch Dingle

Notre hébergement était dans un petit village, pas grand-chose à faire, mais l’essentiel est là, il y a un pub ! Sympa avec une déco tournée autour du héros du village, Thomas Crean, explorateur polaire né à Annascaul en 1877. Dodo de bonne heure et ce matin, départ pour Dingle. L’étape est courte. Nous avons prévu de laisser les bagages à l’hôtel en passant et de partir pour la Slea Head Drive, une boucle très pittoresque qui commence et se termine à Dingle, à l’extrême ouest de la péninsule de Dingle, dans le sud-ouest du comté de Kerry Nous partons sous un ciel gris et une pluie fine. De temps en temps, alors qu’il pleut, nous avons droit à un gros coup de soleil, mais le plafond est bas. Arrivée à Dingle, toujours sous la grisaille et les hauteurs sont nimbées de brouillard. La ville a l’air sympa, avec des maisons de toutes les couleurs. Pas de problème pour déposer nos bagages et nous partons pour la pointe. C’est étrange de se retrouver sans le poids des bagages et les cotes sont nettement plus faciles à monter. Les dieux sont avec nous, merci Odin, Frigg, Thor, Loki, sans oublier Freya ! Au moment où nous arrivons, les nuages se lèvent un peu et nous permettent de voir les îles, des iles dont nous ne distinguions qu’à peine les formes 5 mn avant. Ces iles sont restées habitées jusqu’en 1953 jusqu’à ce que le gouvernement choisisse de rapatrier les habitants de force, elles sont maintenant désertes. Néanmoins, nous sommes un peu déçus. C’est beau, d’accord, mais ce n’est pas non plus le paysage du siècle…. Retour à Dingle à l’hôtel pour une douche et une petite balade en fin d’après-midi.

Killarney Inch

Ce matin encore, temps gris, mais chaud. Nous partons pour la direction de Dingle. La première partie du trajet est sans intérêt. Nous traversons un village dont le héros local Jack Duggan, un cow-boy colonial sauvage a sa statue, son pub, etc. En fait, c’est une chanson The Wild Colonial dont le nom est, Jack Duggan qui serait né et aurait grandi à Castlemaine. Ce serait basé sur l’histoire de Jack Donahue, qui en vertu de la loi anglaise aurait été extradé en Australie et qui après s’être échappé volait aux riches pour donner aux pauvres et qui aurait finalement été capturé et abattu en 1830. Après ce village, nous arrivons dans la péninsule de Dingle où se situe le mont Brandon, un des plus hauts monts d’Irlande. Nous longeons la mer, avec comme point d’orgue la plage de Inch, une plage d’une longueur infinie, au sable blanc et fin. Les voitures circulent sur la plage. Après une petite pause, une grosse côte et nous rejoignons notre B&B.

Parc de Killarney

Killarney, c’est une petite ville, bien animée dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme généré par le parc du même nom Killarney. Peu de monuments d’importance, néanmoins, c’est une ville ancienne, probablement du VIIème siècle, date de l’abbaye d’Innisfallen, fondée par saint Finien (moine considéré comme l’un des pères du monachisme irlandais) l’un des vestiges archéologiques datant du début de la période chrétienne vers 640 et qui tombera en désuétude lorsque les moines en seront dépossédés en 1594, par Elizabeth I. Il n’en reste que des ruines sur une des îles dans le parc. La légende dit que c’est ce monastère qui serait à l’origine du nom du plus grand des lacs. En effet, les moines de l’époque étant les savants, le peuple les voyant converger vers l’abbaye au milieu de ce lac l’aurait appelé le lac du savoir. Lough Leane (Irlandais Loch Léin), qui signifie en anglais « Lake of Learning ». Et donc ce parc, ce sont des lacs dont nous avons fait le tour, des cascades, des points de vue, mais aussi une forêt primaire, une étendue de bois moussu comme nous n’en n’avions jamais vu, une faune avec en particulier un troupeau de cerfs rouge. On croise des biches qui ne font pas cas de nous, et si au début de notre balade, nous nous arrêtions à chaque cervidé, à la fin, nous n’y faisions même plus attention. Enfin, entre le vélo et la rando, la journée n’a pas été de tout repos. Et au niveau météo, nous avons toujours de la chance ; ce matin, c’était un peu couvert, mais le soleil était devenu très vite omniprésent et Véro s’est régalée à faire des photos. Demain, nous continuerons notre montée vers le Nord.

Cahir Killarney

Petite soirée tranquille à Cahir et nous avons commencé à chercher des hébergements pour la suite de notre périple. Étonnamment, alors que les informations que nous avions glanées nous disaient qu’il était aisé de trouver des hôtels, B&B, nous avons d’énormes difficultés à en trouver. De ce fait, nous sommes obligés d’adapter notre trajet et il est des endroits où nous ne passerons qu’une nuit au lieu de deux (ce qui nous aurait permis de faire un peu d’excursions), des étapes qui sont raccourcies et d’autres rallongées… Et il semblerait que ce sera encore plus difficile en juillet… On verra. Pour nous détendre, petit tour au Pub, ou nous avons discuté de tout et de rien et que Paris n’était pas la France, tout comme Dublin n’est pas l’Irlande. Bonne ambiance et le patron nous a fait moitié prix 😊. Nous avons aussi discuté Hurling, sport collectif irlandais se jouant en extérieur, se jouant avec une crosse appelée « Hurley » utilisée pour taper dans une balle nommée sliotar. A priori, c’est assez speed et Véro en a vite compris les règles, le score, les fautes, etc. Il y a une vraie culture irlandaise et il n’est pas rare d’entendre les gens se parler en irlandais. D’ailleurs, l’irlandais, est la langue nationale et la première langue officielle, l’anglais n’en étant que la deuxième, mais néanmoins la plus parlée. D’ailleurs, nous avons compris que l’apprentissage de l’irlandais était obligatoire au moins dans les petites classes. Il y a au moins une chaîne publique et une radio dans ce langage. Naturellement, toute la signalétique est aussi dans les deux langues, l’irlandais en premier. Retour à l’hôtel et aujourd’hui, direction Killarney, en mode mixte vélo et bus. A priori, les vélos sont bien acceptés dans les bus à condition que nous les chargions nous-même. Pas toujours facile, mais j’ai une VTT, (Véro tout terrain) 😊 et elle ne met pas longtemps à grimper dans la soute pour charger vélos et sacoches. En venant, nous avons eu un aperçu de ce que nous visiterons demain, nous espérons faire un peu de rando dans le parc national de Killarney.

Cahir Cashel Cahir

Cahir, c’est le château ! Nous sommes impressionnés par le nombre de châteaux en Irlande, plus encore qu’au Pays de Galles et par leur état de conservation. Nous devons avouer que celui de Fecamp fait piètre figure en comparaison… Il faut dire qu’il n’y a pas eu la révolution française que les nobles n’ont pas été spoliés et ce château par exemple est resté propriété des seigneurs de Cahir jusqu’en 1961. C’est un des plus grands châteaux d’Irlande, construit en 1142 par Conor O’Brien, Prince de Thomond, sur une île de la rivière Suir. Sa notoriété vient aussi du siège de trois jours en 1599 par l’armée de Robert Devereux, lors de la guerre de neuf ans ou rébellion de Tyrone (1594 à 1603) opposant les armées des chefs de clan gaélique (Hugh O’Neill) et leurs alliés aux forces élisabéthaines (Elisabeth I, la « Reine Vierge », la fin des Tudor). Ce qui ne gâche rien, c’est que ce château au milieu de cette rivière produit un paysage magnifique. Durant la visite, il y a un film dont le commentaire est en anglais : nous avons eu la chance aussi qu’une des employées de ce château nous propose de nous passer la version française, rien que pour nous deux. Super sympa !

Nous sommes allés ensuite boire une bière dans un pub, ou le patron nous a parlé de le Pen ☹… Puis Italiens et dodo. Ce matin, aller et retour jusqu’à Cashel, une vingtaine de kilomètres pour la visite du roc de Cashel, un des sites historiques majeurs de l’Irlande, décrit comme un des principaux sites d’art celtique et d’architecture médiévale d’Europe. Et quand nous arrivons à son pied, c’est vrai qu’il impressionne. Il est sur un pic rocheux et surplombe toute la vallée. C’est là où saint Patrick, montrant une feuille de trèfle, figurant la Trinité sainte fera de cette feuille l’emblème et la légende dit aussi que c’est à ce moment-là que furent chassés tous les serpents du pays : il n’y a pas de serpent en Irlande. (Env. 450). Les plus vieilles constructions subsistantes sont une tour ronde du XIème siècle, une superbe chapelle romane récemment restaurée du XII et les murs d’une cathédrale du XIIIème. Pas de chance pour moi, la guide ayant un accent assez prononcé, je n’ai pas tout compris… Enfin, retour à Cahir et demain, nous prendrons la route pour Killarney. Nous pensons faire une partie du trajet en bus, le trajet ne présentant pas un grand intérêt et par besoin d’un peu de repos.

Kilkenny Cahir

Hier soir, visite de Kilkenny. Notre B&B est idéalement situé au centre des divers points d’intérêts. C’est une ville touristique, et au vu de la circulation, c’est leur Etretat !!! En fait, il n’y a que les vélos et les piétons qui circulent. Les voitures font du sur place ! Fait extraordinaire ici, nous avons entendu un automobiliste klaxonner ! C’est la première fois. Ici, ils sont plutôt cools et quand il y en a un qui coupe la route, ou qui grille un stop, l’un s’excuse, l’autre freine et c’est tout !! Pas un gène de Français ! 😊 Enfin, Kilkenny, petite ville touristique sur la rivière Nore connue pour son château du XIIIème mais profondément remanié au cours des siècles, sa cathédrale et la tour ronde de St Canice, reliquat de la première construction au IXème siècle, Rothe House une maison de marchand datant su XVIème, la Black Abbey qui nous a posé problème, une nef du XIII, un transept du XVème et une tour du XVIIème mais son architecture n’est pas conventionnelle (transept en aile), St. Mary’s Cathédral sans grand intérêt , Kilkenny Town Hall avec ses arcades et la maison de Madame Kiteler, qui s’est enrichie grâce à 4 maris, tous morts de façons suspectes. Elle aurait dû être brûlée, mais s’étant enfuie, ils ont brûlé la bonne a la place. Ce serait la maison la plus vieille de Kilkenny (XIIIème). Nous avons diné dans un pub du cru où nous pensions goûter la Kilkenny, la bière brassée localement, mais a priori, cette bière est pour les touristes et les étrangers et eux, ne vendent que de la bière locale : la O Hara.

Ce matin départ pour Cahir. Petite nuit, il y avait un enterrement de vie de jeunes filles et elles étaient hébergées dans le B&B… Petites mines au déjeuner de ce matin… où elles sont arrivées en pyjama …. Rien de spécial sur le trajet, hormis la ville de Fethard fondée au début du XIIIe siècle lors de l’invasion normande de l’Irlande par un seigneur William de Braose dont la famille est originaire de l’Orne (Briouze). C’est une ville qui a conservé les ruines de son château, de son abbaye, de ses remparts, etc. Tout un tissu médiéval. Et donc ce soir, visite de Cahir.

Waterford Kilkenny

Et donc, comme prévu, il pleut, et fort. Au petit-déjeuner, la dame de service nous a dit qu’il pleut comme une douche, mais que ça va passer. Et effectivement, au moment de partir, c’est une pluie fine qui nous accompagne. Aujourd’hui, il y a beaucoup de dénivelé (500 M). Nous avons vu que nous avions 3 montées, une très longue de plusieurs kilomètres (8 ou 9) une abrupte de moins d’un kilomètre et la dernière sur 4 ou 5 kilomètres, mais rien à voir avec le Pays de Galles ou c’était des dizaines de cotes abruptes et de ce fait, l’Irlande nous parait plus facile. Aujourd’hui, sur le trajet nous avons eu trois types de paysages, un paysage similaire au Cotentin, prés champs et bocages, un paysage similaire aux forêts suédoises, forêt très dense, tellement dense que nous pourrions les penser impénétrables et le dernier similaire à ce que nous rencontrons depuis Rosslare. Nous avions déjà devisé, je crois, mais ce qui est surprenant, c’est le nombre de cimetières, plus ou moins abandonnés, au milieu de nulle part que nous rencontrons sur nos petites routes. Ce matin, aussi, nous avons vu un site dédié à St Molin, une espèce d’église a l’air libre, avec son autel, une grande statue de St Moling, un petit autel en pierre, un puits sacré, des médailles sacrées, des bougies, des chapelets et quelques petites statues… Renseignements pris, c’est bien une église sans mur et d’ailleurs une messe est célébrée le 20 août le jour de la fête de St Moling. Moling est un saint très important pour les habitants du sud-est de l’Irlande. C’est le même Molin qu’a Ferns (étape Hollyfort Gorey Killurin), un moine au VIIe siècle qui devint plus tard évêque. A peu près au milieu de notre étape, nous avons aussi eu une bonne surprise en traversant un gros village Thomastown, avec son abbaye, l’abbaye de Jerpoint, abbaye cistercienne en ruine, fondée dans la seconde moitié du XIIe siècle dédiée à la Sainte Vierge, une des nombreuses abbayes tombées en désuétude à la dissolution des monastères (1536 1541) par le roi anglais Henri VIII, son château (en ruine également), un joli pont et une rue commerçante super animée. Nous sommes arrivés à Kilkenny (la pluie nous a abandonné au bout de deux heures.) et à ce que nous avons aperçu à notre approche, il y a de la visite à faire ….

Rosslare Waterford

Nous sommes arrivés à Waterford, charmante petite ville du sud de l’Irlande. Pas-grand-chose sur le trajet, hormis le fait que nous soyons passés à proximité de la ferme des ancêtres de JFK… Notre B&B étant un peu éloigné du centre-ville, nous avons donc flâné dans la ville avant de nous poser. C’est une ville fondée par les Vikings en 914 et ce serait la plus vieille ville d’Irlande, d’abord conquise par les Anglo-Normands puis par Cromwell et enfin redevenue Irlandaise en 1922. Il ne reste pas grand-chose de son passé si ce ne sont quelques morceaux de remparts, une tour et les fondations de la cathédrale (reconstruite quatre fois entre 1170 et 1773). Elle reste une ville animée et colorée, entre ses vieux bâtiments et ses tags, sa cristallerie, le mail, ses quais et les nombreux élèves en visite. Petite anecdote, alors que nous étions devant un musée, parmi un groupe d’élèves en uniforme scolaire, un gamin a lu quelques mots d’un panneau explicatif rédigé en français sans aucun accent…A priori, il semble qu’il y ait des petits Français scolarisés ici. Demain, nous irons vers Kilkenny, mais la météo ne devrait plus être aussi clémente. Ce matin, le soleil était bien timide et demain il est prévu quelques gouttes de pluie….

Rosslare France Rosslare

We are back !!! Nous revenons de notre petit intermède en Normandie, intermède qui nous a permis de résoudre quelques petits problèmes, même s’il nous reste encore quelques inquiétudes… Mais aussi intermède riche en événements, les fiançailles d’un neveu, le petit repas d’anniversaire des enfants et l’annonce par ma fille de son mariage l’année prochaine ! Donc nous étions à Rosslare et nous voilà revenu à Rosslare. Le retour en France s’est fait par Ferry (18 h) avec le passage à Cherbourg, ville, qui bien qu’agréable n’est vraiment pas prête pour accueillir les touristes, pas un taxi à la sortie du Ferry, pas de bus entre la gare maritime et la gare SNCF à l’aller et de même au retour. De ce fait, Stena (la compagnie de Ferries) ayant eu la riche idée d’avancer l’heure de check-in d’une heure, nous avons dû aller en courant à la gare maritime. Heureusement, alors que Stena nous avait déjà téléphoné par deux fois et que nous leur avions expliqué nos tourments, tout le personnel de la gare maritime a été très compréhensif et goguenard en nous voyant arriver tout essoufflés, nous ont fort gentiment attendu pour fermer l’enregistrement. Pour revenir à Cherbourg, je comprends pourquoi certains que nous connaissons qui en sont issus préfèrent travailler et résider chez nous. Je pense d’ailleurs qu’ils devraient bénéficier du statut d’émigrant…

Entre Cherbourg et Caen, nous avons pris le train, et utiliser la SNCF, vous savez, la société qui veut nous faire aimer le train… Et bien, il y a du travail. (En Irlande, une application web opérante et efficace, du personnel en gare et 11 € pour deux personnes, deux vélos pour environ 30 km, en France, une application inopérante, personne en gare et 70 € pour 100 km …).

Ce soir, un B&B à proximité de Rosslare où nous récupérons nos vélos, un resto, une Guinness et à partir de demain, le trajet que nous allons principalement utiliser sera un parcours dédié au vélo tourisme, l’Euro vélo 1. Il devrait nous permettre de découvrir les principaux sites d’intérêt de l’Irlande même si nous avons déjà prévu de nous en écarter pour visiter certaines villes et endroits.

Killurin Rosslare

Aujourd’hui, l’objectif est Rosslare. Je pense l’avoir déjà évoqué, nous devons rentrer en France, pour quelques réjouissances, fêtes de famille, anniversaires et également, beaucoup moins drôle quelques problèmes administratifs à régler….

Donc petite étape, jusqu’à un B&B qui a accepté de garder nos vélos pendant notre absence, puis un peu moins de 4 km pour rejoindre le port. Nous arriverons à Cherbourg demain après-midi…) où nous prendrons le train pour rejoindre Caen.

Et donc aujourd’hui, un parcours sans difficulté hormis le vent de face. Nous longeons la Slaney puis le bord de mer. Nous faisons un petit arrêt à Wexford, petite ville où il subsiste quelques restes de l’invasion anglo-normande au XIIème siècle, mur d’enceinte, château, puis nous passons à Kerlane où nous laissons nos vélos et arrivée à Rosslare pour l’embarquement.

Pas de rubrique pendant quelques jours. Et donc rendez-vous à nos 104 visiteurs (moyenne) à notre retour en Irlande jeudi dans l’après-midi.

Hollyfort Gorey Killurin

Aujourd’hui, nous qualifierions cette étape de tristounette. A peine 50km, à peine 600 m de dénivelé positif mais 700 m de négatif. Nous nous sommes habitués à de splendides paysages, des cartes postales à chaque virage au détour du bosquet. Mais ce matin, rien de vraiment remarquable, nous descendons, les bovins ont remplacé les ovins, nous trouvons quelques cultures, du maïs sur un paillis plastique, des fermes et un habitat peut être un peu moins disséminé. D’ailleurs, pour parler des fermes, ici aussi, elles semblent très propres. Certaines des routes que nous empruntons sont dans un état déplorable, et nous sautons de bosses en bosses, de trous en trous… Je pensais m’être habitué à la conduite à gauche, mais comme nous cheminions sur une route étroite, a une voie, au sortir d’un virage alors qu’un véhicule arrivait assez brusquement, mauvais réflexe, je me suis précipité à droite… Heureusement, ici, les gens sont courtois, petit signe de la main, un sourire et il est passé à ma gauche… Une telle scène serait improbable en France…

Donc, c’est un trajet sans grand intérêt hormis notre passage à proximité de deux châteaux, celui de Ferns (Fougère en français), une forteresse anglo-normande, construite au milieu du XIIIe siècle dont il ne subsiste que deux tours un mur d’enceinte et celui d’Enniscorthy du XIIème siècle bien mieux conservé. Cette ville est célèbre pour la bataille de Vinegar Hill, lors de la rébellion irlandaise de 1798 contre la domination britannique en Irlande.

Nous arrivons à notre hébergement qui est au milieu de nulle part. Notre activité, ce soir, va se limiter à une balade à pied …

Glendalough Hollyfort Gorey

Aujourd’hui, étape de liaison, et moins difficile que nous ne le pensions. Nous arriverons dans un village ou il n’y a rien. Une quinzaine de maisons, une église. Les habitations ici sont très disséminées : une maison parfois deux puis plus rien pendant des kilomètres. Cependant, ce n’est guère étonnant, il n’y a que 5 millions d’habitants en Irlande et il y en a 2 qui habitent ce qu’ils appellent ici le grand Dublin. Au niveau de la circulation, il en va de même, très peu de trafic, nous sommes parfois 10, 15, 20 minutes ou nous ne croisons personne ou nous ne sommes accompagnés que par le bêlement des moutons, le vent, le croassement des corbeaux et les biches. Ce matin encore, nous en avons croisé, mais elles étaient plus sauvages qu’hier.

Le paysage est ici aussi très vert et ce ne sont que des cartes postales. Si nous comparons, bien que l’Irlande et le Pays de Galles (ainsi que l’Ecosse) soient nées géologiquement parlant à la même époque (paléozoïque ou ère primaire), ce que nous avons vu des montagnes de Wicklow est diffèrent du pays de Galles. Au Pays de Galles, c’était de courtes montées abruptes, ici, c’est beaucoup moins pentu, mais c’est long (de longues montées de plus d’un kilomètre aujourd’hui). Autre particularité, ici, nous sommes connus !!! La preuve, tous les automobilistes nous font un signe de la main quand ils nous croisent😊.

Dublin Glendalough

Nous vous disions qu’à notre arrivée à Dublin, les conditions de circulations à vélo étaient « spéciales ». De ce fait, nous avons décidé de faire les quelques kilomètres pour sortir de la ville en transport en commun. Après avoir vécu cette expérience, force est de constater que c’est facile, la signalétique pour les vélos est très bien faite et il semble que de mettre un vélo dans un train soit usuel ici. Et donc, après être sortis de la ville, parcours d’abord en bord de mer, et nous comprenons pourquoi par exemple le village de Greystones porte ce nom…. Les rochers sont gris, presque noirs par endroit, les plages sont galet, sable et il y a des gens qui se baignent. Et sur les derniers 30 kilomètres, nous commençons à monter. En gros, il y a un peu moins de 500 mètres de dénivelés sur 25 kilomètres… Étonnamment, cela se fait mieux qu’au Pays de Galles. Peut-être nous sommes-nous requinqués ces derniers trois jours. Nous verrons demain (60 km et 800 m de nivelé). Le paysage est sympa, de la campagne, de la forêt. C’est très nature, nous avons même croisé une biche et son petit… Par contre, les maisons sont extraordinairement banales, pas de demeures de caractère comme nous avons pu en trouver sur l’autre île, celle des brexiteurs… Ce soir, nous sommes à Glendalough ; un village où se trouve un ancien monastère dans le comté de Wicklow établi au VIème siècle par saint Kevin, un prêtre ermite, et détruit par les Anglais fin XIVème. Il y a de beaux restes, la cathédrale « décathédralisée » en 1214, plusieurs églises de la même époque et une tour ronde, particulièrement bien conservée qui servait de refuge lors des attaques des pillards. Il y a aussi une balade à faire autour de lacs et un ancien village de mineurs du XIXème. (Il y a eu de l’exploitation minière (argent et plomb).

Toujours Dublin

Nous sommes toujours à Dublin. Nous sommes toujours avec J et C 😉. Il fait toujours beau. Aujourd’hui, nous allons visiter Dublin d’une façon qui ne nous est pas coutumière. : une visite organisée. Le principe est que c’est gratuit et nous rémunérons le guide à notre envie. C’est une visite à pied d’environ deux heures. L’expérience est concluante, le guide raconte Dublin, mais en y rajoutant un contexte. Par exemple, il nous narre les conflits avec l’Angleterre, mais il y rajoute l’importance qu’a eue la religion dans cette histoire. Ce qui donne une autre appréhension et donc une meilleure compréhension de l’histoire de l’Irlande. En deux heures, ce n’est bien sûr qu’un survol, mais il n’oublie pas de nous donner les pistes pour que nous allions plus loin. Il n’hésite pas, et c’est plus surprenant à casser quelques « incontournables ». Par exemple, du temple bar, c’est l’endroit où l’on trouve la bière la plus chère d’Irlande et l’endroit où l’on est sûr de ne pas rencontrer un Irlandais, ou du Jameson qui n’est pas vraiment un whisky irlandais digne de ce nom…. Nous avions déjà bien exploré Dublin hier, et aujourd’hui, après la visite organisée, il nous restait le half penny bridge, les rues dédiées aux tags (très décevantes) et une exposition au Chester Beatty (textes sacrés, manuscrits, miniatures concernant l’Ancien et le Nouveau Testament, l’Islam, relatifs au Bouddhisme et ses déclinaisons). Ensuite tournée des pubs, dîner à New Church, une église désacralisée et retour au bercail. Demain, nous quittons nos amis et nous reprenons la route pour Glendalough dans les monts Wicklow.

Dublin

Hier soir, petite promenade dans le quartier, dîner italien puis rentrés, à l’hébergement, nous établissons notre trajet pour la semaine prochaine. Ce matin, nous commençons par aller visiter le musée d’Art moderne qui se situe à moins de 500 m de chez nous. Nous n’en serons pas enthousiasmés. Puis direction le centre-ville où nous rejoignons nos amis. Ils ont eu l’excellente idée d’apporter des pasteis de Nata « Flan portugais », le péché mignon de Vero 😉. Et nous commençons nos pérégrinations dans Dublin, le quartier d’O’Connell street, cette rue que certains Dublinois comparent aux Champs Elysée. Elle est très large, parait-il que ce serait l’avenue la plus large en Europe, je doute, mais toutefois, le pont qui la prolonge pour passer le fleuve qui traverse Dublin, le Liffey, le 0’Connell bridge, a bien lui la particularité d’être plus large que long. Il y a aussi dans cette artère, un monument que nous Français et donc chauvins, nous apprécions : le Spire, une flèche de 120 m de hauteur qui a été érigée en lieu et place d’une statue de Nelson, que les nationalistes irlandais ont eu la bonne idée de dynamiter en 1966…. Puis nous sommes partis pour le quartier du Temple bar ou nous avons visité les cathédrales de Christchurch, siège de l’archevêché et située à son immédiate proximité la cathédrale de St Patrick, saint patron de l’Irlande. Christchurch, fondée en 1028 bien que maintes fois remaniée, est splendide, tandis que St Patrick fondée 1220 à l’endroit où ce saint aurait converti les premiers chrétiens au Vème siècle est, elle, plus restée « dans son jus ». Cette dernière a aussi la particularité d’être la plus vaste d’Irlande. Puis détour par le Castel, dont il ne subsiste presque rien de l’époque de sa construction en 1204. Nous voulions visiter la bibliothèque du Trinity Collège, mais trop d’affluence et nous ne verrons pas cette bibliothèque qui abrite le Livre de Kell et celui de Durrow, deux évangéliaires richement enluminés du IXème siècle. Nourriture plus terrestre, nous avons fini l’après-midi dans un pub du quartier où un ami de J est venu nous rejoindre, un Irlandais. La réputation de l’ambiance des Pubs Irlandais n’est pas usurpée. La drôlerie pour nous, est non seulement le passage, mais l’arrêt prolongé d’un mariage au Pub avec une ovation du tonnerre pour accueillir les mariés. Diner, britannique (Fish and chips) et retour à l’hébergement en taxi. Nous avons largement fait notre quota de marche à pied et demain, la visite continue.

Holyhead Dublin

Aujourd’hui, journée tranquille, 122 km, mais un peu plus de 100 en ferry 😊. De ce fait, nous pouvons écrire pendant le transport…A Holyhead, nous avons fait un petit tour à pied, histoire de repérer l’embarcadère puis nous avons diné à l’hôtel : cuisine vietnamienne, du même acabit que l’indienne d’hier soir, excellentissime. … Notre hôtesse est charmante, elle a la particularité de ponctuer chaque fin de phrase par un rire !

Et donc ce matin, direction Dublin. Le hasard fait que nous y serons en même temps que J et C, deux amis originaires de Porto au Portugal, ce qui laisse présager de bons moments. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes sur le bateau, soleil et mer calme. Il est à peine 11 h et presque tout le monde est déjà à la bière. Nous sommes plongés dans les guides pour chercher ce que nous pourrons faire en trois jours à Dublin. Ensuite, nous prendrons la direction de Rosslare où nous prendrons un ferry pour la France en fin de semaine prochaine ; quelques réunions familiales et problèmes administratifs à régler. Nous aurons jusqu’à ce port, bien sûr, quelques points d’intérêt qui feront nos étapes.

L’arrivée à Dublin à vélo est un peu spéciale… Ils ont été embarqués comme des bagages et à notre arrivée, tout le monde a récupéré ses bagages, mais nos vélos, nenni… En fait, ils ne passent pas par le même circuit… Ensuite traversée d’une zone industrielle et puis Dublin City. Pas de règle, les vélos passent où ils peuvent, les pistes cyclables servent de parking ou sont partagées avec les scooters, les feux rouges sont optionnels… Arrivée au Airbnb.

Bangor Holyhead

Hier soir, en rentrant de Conwy, nous avons commencé par chercher un hébergement à Dublin avec deux critères le prix et qui accepte nos vélos. Le pays de Galles nous paraissait dispendieux en terme d’hébergement, il semble que ce soit pire pour l’Irlande …. Enfin, nous avons trouvé un Airbnb, ridiculement petit et sans aucune commodité… Nous verrons. Hier soir, nous avons mangé Indiens. Excellentissime

Ce matin, départ pour notre dernière étape au Pays de Galle, un peu plus de 50km et presque 500 m de dénivelé. Il fait beau et peu de vent. La route qui va de Bangor à Holyhead est une route à grande circulation et parait-il tracée le long d’une voie romaine. Nous, nous empruntons le chemin des écoliers, des petites routes où il est difficile de se croiser, même à vélo. Le paysage possède beaucoup de points communs avec le nord Cotentin ou la Bretagne : affleurements rocheux, dolmens, et même certaines habitations sont similaires, en pierre. Mais ici, aucune culture, pas d’artichaut, que des près, des pâtures et des prairies. Je pense que depuis que nous sommes dans le pays de Galles, nous n’avons pas compté plus de dix champs, du moins visibles sur notre trajet. Ce qui a disparu en montant vers le nord, c’est la présence visible de production d’énergie verte. Dans le Sud, nous avions remarqué des éoliennes, des champs de panneaux électriques et de la production de biogaz, quelquefois les trois productions sur un même lieux. Les champs de panneaux solaires se sont faits de plus en plus rares avant de disparaître complètement, les éoliennes se sont également raréfiées en montant vers le Nord.

Enfin, nous arrivons à notre hôtel et sommes reçus en français, nous sommes chez des Vietnamiens et notre hôtel est à proximité de la gare maritime. Demain soir, nous serons en Irlande, à Dublin. Mais le Pays de Galles que nous n’avions pas envisagé de visiter dans nos premières idées est une excellente surprise, le Pays de Galles et les Gallois !!

Conwy

Nous sommes à Bangor. Nous ne savons pas quoi en penser. C’est une nouvelle facette du Pays de Galles, différente de celles rencontrées jusqu’à maintenant. Il y a une rue principale, celle par laquelle nous sommes arrivés qui pourrait être sympa si nous occultions le nombre de magasins fermés et les vitrines vides. Il semble que la crise ait fortement frappé ici. Le bord de mer est à l’avenant, triste. Il y a un château, mais il est loin du centre-ville, a priori, pas de légende attachée à ce lieu. Toutefois, il y a une cathédrale, ce qui permet à Bangor de bénéficier du statut de cité (City). Ce sont les moines de Bangor en Irlande qui l’ont fondé, les mêmes qui auraient évangélisé les Bretons de belles iles en mer et qui aurait fondé son prieuré à Bangor… Cet édifice religieux avant de devenir la cathédrale existante a été détruit, au XIIIe incendié au XVe, au fil des conflits entre les Gallois et les Anglais qui ont émaillé l’histoire. Elle renferme un christ de pitié, la pasteure me dit qu’il l » appelle ici le « mostyn christ », Mostyn étant le donateur. (Pas sûr d’avoir bien compris…)

Ce soir, nous mangeons chinois… Et demain, nous avons prévu de faire l’aller-retour jusqu’à Conwy, une autre ville plus à l’est, connue pour son château du XIIIe remarquablement bien conservé. Il y a un peu moins de 60 km aller et retour et peu de dénivelé, moins de 300 m.

Donc, ce matin, départ pour Conwy. Nous empruntons la piste cyclable qui longe plus ou moins la mer. Passage à côté du château de Bangor qui est en fait un manoir fortifié. Le paysage est très agréable et nous avons du soleil. Pour une fois, le trajet est relativement plat (hormis quelques grosses bosses) et il nous rappelle le bocage du Cotentin. Arrivée à Conwy. Nous arrivons par la marina et, très clairement, il y a de l’argent… Gros bateaux, grosses voitures (Rolls Daimler etc.) C’est une cité médiévale et le château vaut le détour. Il est de la même époque que celui que nous avions vu après Swansea. Celui-ci a été construit par Edouard I au XIIIe. La ville a encore ses remparts, et il semble que tous les enfants du Pays de Galles se sont réunis ici pour leur voyage scolaire. Il est vrai que le château et les remparts sont un bon exemple de l’architecture militaire du XIIIe, XIVe. Retour à Bangor, avec le vent de face et demain direction Holyhead, qui sera notre dernière étape au Pays de galles avant de rejoindre l’Irlande.

Aberystwyth Bangor

Nous sommes à Aberystwyth. Une petite ville typiquement galloise, ville estudiantine (11 000 habitants permanents plus 9 000 étudiants durant la période scolaire) mais avec son château, ses ruines, sa rivière et a priori, pas de légende. Une ville qui a été alliée avec la France contre les Anglais en 1405, et toc ! Notre hébergement est sur le front de mer. Ça bouge, ça écume, ça vente. Et bien, cela n’empêche pas les locaux de se promener en short, tee short ou crops tops pour les filles. Nous, nous sommes avec la polaire. La notion du froid pour eux est différente de la nôtre. Et donc, promenade en ville. Il y a le château, érigé par un Normand, dont la famille était originaire d’EU et qui avait accompagné Guillaume le Conquérant la marina et puis une bâtisse en bord de mer, le « old collège », monument qui semble relativement récent 19 éme, en travaux de réfection, mais duquel émane un charme certain. A l’origine, c’était un hôtel qui suite à une faillite a été racheté par l’université. Nous avons aussi visité l’église, qui d’un point de vue architecturale est semblable aux églises de chez nous, mais l’agencement est différent. Il y a quelques chaises et bancs pour l’office, mais uniquement sur les premières travées, le reste de l’espace est organisé en point de rencontre. Tout est à disposition, livres recueil, bibelots et vous mettez l’argent dans une boite… Autre bizarrerie, un tronc pour déposer les offrandes, mais payable en carte bleue. Sur le front de mer, il y a aussi, comme dans le sud de l’Angleterre une salle de jeux sur pilotis. Nous sommes surpris par la fréquentation. La dernière fois, où j’étais rentré dans ce genre d’établissement, ce n’était que jeux de hasard, style bandit manchot et les jeux où l’on fait tomber des pièces dans l’espoir d’en récupérer un peu plus… Aujourd’hui, il y en a encore, mais je pense que plus de la moitié des attractions sont des jeux d’arcade…. Ce soir, nourriture anglaise : Fish and chips, et surprise, c’est accompagné d’une purée de pois, et bien, c’est excellent. Retour à l’hôtel et demain direction Bangor.

Ce matin, le temps est gris, il y a du vent, et la température a encore baissé. Bord de mer puis campagne. Nous avons dû faire une partie du trajet en transport en commun faute de ne pas avoir trouvé d’hébergement entre deux et nous arrivons avec le soleil.

New Quay Aberystwyth

Hier, après avoir investi notre hébergement, nous décidons d’aller à la plage. C’est un peu loin, mais pas de problème. Nos hôtes, des Gallois purs souche et malgré nos récriminations trouve que nous sommes suffisamment fatigués et décident de nous conduire à la plage. Chose dite, chose faite. Nous arrivons à la plage où se finit une course de bateau, des « long Coat » pas sûr d’avoir bien compris, parce qu’ici, la langue utilisée, c’est le Gallois et non l’anglais. Tout le monde parle Gallois et quand quelqu’un nous parle, c’est d’abord en Gallois puis en Anglais quand je dis que nous sommes Français. On nous explique que, ici, et jusque dans le nord du Pays de Galles, tout le monde parle trois langues, le Gallois, le mauvais Gallois (bad welsch) et l’anglais. Le mauvais Gallois, c’est a priori ce qu’est le Cauchois, le Brayon ou le Cotentinois pour le normand. Et donc pour en revenir au « long Coat », c’est un canot, mais beaucoup plus long, et avec plusieurs rangs de rameurs. On nous explique que c’est un bateau qui était utilisé localement. C’est la fête, il fait chaud et un autochtone sur deux, voire deux sur trois est marqué par de superbes coups de soleil… Petite balade, puis dîner, ce soir la nourriture anglaise sera un hamburger et calamar frit. Retour à l’hébergement.

Ce matin, changement de climat, un peu de vent, il fait froid et c’est gris. Nous commençons par une montée et il y a beaucoup de circulation…. Au fil du trajet, le soleil se lève le vent aussi, mais toujours de beau paysage…. Le gallois est très avenant, par exemple quand on le croise, toujours un bonjour, un sourire. Lorsque l’on s’arrête pour regarder une carte ou une pancarte, il n’est pas rare qu’un autochtone s’arrête pour nous demander si nous avons besoin d’aide …comme en France …. En arrivant, alors que nous étions dans un supermarché pour quelques emplettes, une dame nous demande si ça va, qu’elle nous a vu 20 miles en amont, pédalant de tout notre soûl pour monter une côte. Les gens ici sont d’une super amabilité et nous le vérifions encore en arrivant à l’hébergement de ce soir…

Newcastle Emlyn New Quay

Newcastle Emlyn est une toute petite ville, un gros village, un supermarché, deux trois pubs, quelques restaurants, sa rivière et bien sûr sa ruine, son château et sa légende. Le château, dont il ne subsiste que quelques murs de la cour intérieure, fut érigé par Llywelyn, dont je ne sais rien si ce n’est que sa marotte était de construire des châteaux… Pour la légende, en 1403, un soldat anglais utilisant comme subterfuge une cape rouge aurait tué le dernier dragon du pays de Galles. Pas grand-chose à dire de plus sur cette bourgade.

Toujours adepte de la nourriture anglaise, nous avons mangé Indien. Retour à l’hébergement, une vieille demeure meublée avec des meubles anciens, des bibelots, des statues, etc. Les propriétaires ont tout chiné chez des antiquaires et le rendu avec les sculptures et les bustes grecs donne un effet sardanapalesque à la décoration.

Ce matin, départ pour une étape qui nous semble difficile. Nous avons deux critères pour choisir la destination du lendemain : un hébergement disponible pas trop cher (c’est horriblement cher minimum 100 € la nuit.) et avec un itinéraire qui ne dépasse pas les 500 m de dénivelé. Nos vélos sont lourds et au-delà de cette limite, nous arrivons trop exténués. Ce soir, ce sera donc New Quay. Les paysages sont réellement sublimes, que de la campagne et ce qu’ils appellent la lande galloise. Ici, il n’y a que de l’élevage de moutons, vaches et du lait. Je ne sais pas si c’est parce que les fermes font du lait, de la vache ou du mouton, mais soit elles sont extraordinairement coquettes et propres (au point que l’on peut se demander s’il ne faut pas mettre des chaussons pour rentrer dans la cour) ou c’est un cloaque. Guillaume, le conquérant a envahi la Grande-Bretagne et beaucoup de seigneur et de soldats se sont établis ici à partir du 11e siècle, mais ils n’ont pas importé les vaches de chez nous ; pas une Normande !

Bon, nous voici a new Quay pas très loin de la mer que, fécampois oblige nous irons visiter.

Carmarthen Newcastle Emlyn

Au pays de Galles, chaque ville de moyenne importance a sa ruine, son château, sa légende. C’est aussi le cas pour Carmarthen. Selon la légende (le roi Arthur, etc.) Merlin serait né dans une grotte à Carmarthen et une de ses prophéties dit que ce serait de son chêne que l’existence de la ville dépendrait : When Merlin’s Oak shall tumble down, then shall fall Carmarthen Town. (Lorsque le Chêne de Merlin tombera, la ville de Carmarthen s’effondrera.). Nous avons donc cherché le chêne, mais sans succès, il est protégé dans un jardin inaccessible au commun des mortels… Voilà pour la légende.

Pour le château et sa ruine, un Normand William Fitz Baldwin, originaire de Meulles ou de Sap-en-Auge en Basse-Normandie y aurait fait construire un château aux alentours de 1094, quelques années après l’invasion normande du pays de Galles. La visite est là aussi impossible. Nous ne le verrons que de l’extérieur.

Petite anecdote, alors que nous déambulions, un jeune homme nous interpelle : n’est-ce pas vous que j’ai croisé sur la Wye (Chepstow) ? Effectivement, nous avions échangé avec lui au sujet d’un pont qui n’était pas en service. C’est incroyable de recroiser fortuitement la même personne deux fois en une semaine dans deux lieux différents et éloignés l’un de l’autre de près de 300 km.

Après, dîner et Hôtel, demain sera une dure journée avec près de 500 m de dénivelé…

Ce matin, départ sous un soleil et un ciel bleu à faire pâlir les méridionaux. Nous commençons par une grosse montée, et ce ne sera pas la dernière. Néanmoins, le paysage est sublime. Nous traversons quelques villages avec des noms imprononçables. Le gallois est une langue a priori difficile. Il semble qu’il y ait peu de locuteurs, néanmoins, dans le pays de Galles, tout, mais vraiment tout est écrit dans les deux langues, l’anglais et le Gallois, les directions, les noms de village, les panneaux d’informations, etc. Tout !!!!! Un exemple à suivre : imaginons une France ou les origines de ses différents pays, de ses différentes langues, de ses différentes cultures ne seraient pas occultées par un diktat parisien, que le Breton, le Basque, le Normand, etc. aient le droit de citer. Une culture qui s’éteint, c’est une richesse qui disparaît…

Ne rêvons pas…

Bon, nous voilà arrivés à Newcastle Elmyn, petite ville qui a sa légende, son château et sa ruine ….

Swansea Carmarthen

Swansea, alors que c’est a priori la deuxième ville du Pays de Galles, elle fait « petite ville de province ». Il y a un centre de ville où se côtoient le Tesco (le carrefour du coin), une église très ordinaire (Reconstruite à plusieurs reprises, la dernière fois en 1950 suite aux graves dommages dus par les bombardements pendant le Blitz : campagne de bombardements menée par l’aviation allemande contre le Royaume-Uni durant l’hiver 40 41) avec deux trois tombes autour, une galerie commerciale et les ruines du château. (Érigé par Henri de Beaumont au XIIème siècle qui était originaire du Neubourg en Normandie) Pas d’homogénéité architecturale et pourtant une atmosphère de tranquillité. Puis il y a la Marina, entouré d » immeubles moderne au pied de l’Arena à l’architecture avant-gardiste.

Nous reprenons le chemin de l’hôtel par le front de mer. Il y avait des gens qui se faisaient bronzer, et bien il y a même des gens qui se baignent, ils sont fous ces Gallois 😊

Une curiosité que nous avions déjà rencontrée hier à Portcawl. Mais c’est un truc que nous ne connaissions pas encore. Il y a des bancs, des bancs le long d’un front de mer, quoi d’anormal. Rien si ce n’est que ces bancs sont dédicacés. Il y a une plaque et sur cette plaque, il y a un nom d’une personne disparue et un petit texte. Ce sont des gens en participant au financement du banc qui mette une plaque en souvenir d’un de leur proche. Et le banc devient un lieu de rencontre de recueillement pour les gens qui connaissait la personne disparue. Il y a parfois des fleurs. Alors qu’étrangement, les cimetières semblent toujours à l’abandon….

Ensuite, un dîner, la nourriture anglaise est toujours aussi bonne, nous avons mangé Thai… Puis retour pour un dodo avant la grosse étape d’aujourd’hui.

Et ce matin, départ pour Carmarthen, vers le nord. Etape au paysage très agréable, des sous-bois, du front de mer, de la campagne et des montées… Pour la première fois depuis le début de notre périple, nous avons rencontré un cycliste avec tout le barda, comme nous. Un Belge. Il fait comme nous, mais dans l’autre sens, Ecosse Irlande, pays de Galles et Angleterre. Nous voilà arrivés à Carmarthen. Je dois avouer que Véro est dans une bien meilleure forme que moi…

Portcawl Swansea

La petite ville de Portcawl est une station balnéaire familiale, en bord de mer avec une petite marina. Beaucoup de résidences secondaires non occupées et de Airbnb, le même schéma qu’en France sur la côte normande. La restauration dans les Iles britannique est très variée… Hier soir, nous avons mangé Portugais.

Départ ce matin pour Swansea. Nous sommes un peu déçus, il ne semble pas y a voir de route côtière. Et nous comprenons très vite pourquoi. Le début de l’itinéraire est plutôt sympa (des terrains de Golf à chaque virage!) puis très vite nous arrivons dans des parcs industriels, puis à port Talbot, le Port Jerome du coin, ça fume, ça pue… Puis après une piste cyclable en bordure d’une deux voies nous arrivons à Swansea. De ce fait, nous décidons que demain, plutôt que de suivre la cote, nous prendrons plein nord. De ce fait, nous devrions arriver en Irlande avant la fin du mois et devrions pouvoir y rencontrer nos amis de Porto 😊

. Arrivée à l’hôtel, notre hôte de ce soir nous accueille extraordinairement bien. Depuis que nous sommes dans le Pays de Galles, nous sommes confondus par la gentillesse des autochtones, que ce soit dans les hébergements, dans les restaurants, ou dans les commerces.

Nous sommes surpris par pléthore de contraste : les maisons sont soit des jardins s’apparentant à des jardins botaniques, soit à des dépôts d’ordures, les habitants soit ramassent les excréments de leurs chiens (Y compris dans la forêt ou en rase campagne), ou jettent carrément cigarettes et canettes par la fenêtre de leur voiture, les conducteurs sont d’une rare civilité stoppant pour ne pas te perturber, laissant un espace de 2 m entre nos vélos et les voitures, où te coupe la route et te serre contre le trottoir, etc.

Ce soir, petit tour en centre-ville et à la plage. En arrivant, nous avons vu des gens qui s’y faisait bronzer… Il fait 15 degrés….

Cardiff Portcawl

Hier soir, nous sommes donc allés faire un tour dans Cardiff, le château, encore un qui a été érigé par Guillaume le conquérant, sur une motte, un existant romain, d’accord, mais lui, il l’a fait en « dur ». Heureusement que les Normands ont envahi les iles britanniques (14 octobre 1066 Hastings, dans le Sussex de l’Est) suite à un « différent » avec celui qui sera le dernier roi anglo-saxon d’Angleterre, Harold Godwinson, sinon, il n’y aurait aucun bâtiment à visiter. …

Nous avions vu que les arcades étaient à voir et il est vrai qu’il s’en dégage un charme suranné. Puis nous avons fini en allant nous promener dans le quartier « branché de la baie.

Le restau, Toby Carvery, hier soir, était sur un concept que nous ne connaissions pas : tu payes au bar pour un type de plat, sans vraiment savoir ce que c’est, il te donne tes couverts puis tu vas faire la queue pour aller chercher ton plat ; au choix viande de bœuf, de porc, de dinde ou jambon, légumes à volonté et quelques sauces plus ou moins sucrées…

Et ce matin, nous partons pour la plage, une « Guest house » en bord de mer à Portcawl. Je suis sûr que le mot « plat » n’existe pas en gallois, le pays de Galle, c’est une succession de collines et de pente plus ou moins abruptes, difficile à monter et à descendre prudemment, les routes étant parfois en très mauvais état. Néanmoins, le paysage est sympa, voire très sympa. Aujourd’hui, rien de spécial à l’arrivée si ce n’est le bord de mer. Et demain, Swansea.

Chepstow Cardiff

Nous avons oublié de vous narrer une anecdote à propos de Chepstow. J. Rowling a passé une partie de son enfance à Chepstow, et il semblerait qu’elle se soit inspirée du château pour Poudlard, et d’un de ses maîtres pour le Pr Rogue( ?). Nous ne pouvons en attester, nous n’avons ni l’un ni l’autre jamais lu Harry Potter et ne connaissons ni Poudlard, ni le Pr Rogue.

Ce matin, Elisabeth nous a encore servi un petit-déjeuner pantagruélique. Il est d’ailleurs possible, voir probable que notre hôtesse et son mari viennent nous rendre visite à Fecamp un de ces jours. Certains nous ayant demandé à voir cette mamie, vous trouverez une photo d’elle et de son mari, prise avant notre départ direction Cardiff.

Aujourd’hui, un peu moins de dénivelé… La majorité du trajet s’est faite en campagne avant Newport et dans les marais après Newport. Comme tous les jours, des travaux sont en cours sur le trajet initial. Les Britanniques ont une logique à eux : la route est coupée, par une barrière et un employé. Mais pas de proposition de déviation. A nous de chercher. Et comme nous nous renseignions auprès de cet employé, la réponse fut on ne peut plus laconique, il n’en sait rien, il est là pour être sûr que personne ne passe et c’est tout…

Enfin, nous sommes arrivés à Cardiff, nous allons maintenant faire un tour en ville, le château la baie, etc. 

Tintern

Nous sommes donc arrivés hier soir à Chepstow, pour être exact St Arvans (des fois, qu’il y en ait qui connaisse 😊) C’est un peu excentré et nous nous renseignons sur les possibilités de restauration dans le coin. Elisabeth nous explique qu’avec ce satané Brexit (c’est elle qui le dit.), tout va à vau-l’eau et le dimanche, il n’y a rien d’ouvert dans le coin…. Mais, que nous ne nous inquiétions pas, elle gère ! Bon, 5 minutes plus tard, elle nous a trouvé et reservé une table dans un restaurant italien (les anglais ne sont pas bons, c’est elle qui le dit !) situé à 5 kilomètres, elle va nous y conduire et reviendra nous chercher !!! Inespéré ! Quand nous vous disions qu’elle était géniale !

Dont acte, elle nous conduit au resto, nous visitons le bourg et elle revient nous chercher. Elle nous fait un exposé sur le réchauffement climatique, nous parle de ses petits-enfants, du métier de ses enfants et nous arrivons pour faire une nuit qui nous l’espérons sera réparatrice.

Le lendemain, nous voulions aller jusqu’à Tintern Abbey le matin et ensuite aller à Cardiff. Tintern n’est pas éloigné 5 miles, mais 300 mètres de dénivelé, aller puis retour. Avec Cardiff, cela nous fait 70 km et plus de 800 m de dénivelé cumulé. Nous craignons que ce soit un peu difficile. Nous décidons donc de rester une nuit de plus à Chepstow. Nous n’irons à Cardiff que le lendemain. Bien nous en a fait, cela nous permit d’aller à Tintern Abbey, un Jumièges local, mais en moins bien et de faire une balade dans les environs. La campagne galloise est magnifique sous le soleil. Quand nous pensons au Français qui ont mauvais temps.

Bath Bristoll Chepstow

Alors Bath, superbe petite ville. Bien qu’arrivée avant l’heure limite, l’entrée nous a été interdite aux bains et à la cathédrale. Le bain, parce que la jauge était atteinte, par contre pour la cathédrale, c’est une espèce de harpie qui nous l’a refusé tout net en nous disant qu’il était trop tard alors qu’elle a laissé passer un autochtone après nous…. Mais Bath, ce ne sont pas que ses monuments, c’est aussi une atmosphère, une animation. Nous étions dimanche soir, et c’est la fête ! : il y a de tout des mémés avec le petit chapeau en carton, des bandes de filles et de garçons en goguette. Les Britanniques n’ont peur de rien, ni du ridicule, ni du sulfureux, ni du mauvais goût…

Ce matin, départ pour Bristol. Nous empruntons une voie verte, une ancienne voie ferrée. L’avantage est que ce n’est pas trop difficile en termes de dénivelé, mais c’est tout de même un peu monotone.

Nous arrivons à Bristol, à la chasse des « graffiti artists ». Bristol et Bath ne sont distant que de 30 kilomètres, mais le contraste est saisissant. C’est sale, pauvre et dès notre arrivée en ville, nous croisons des crackeurs, cracktons, crack heads, pipers… (nous ne connaissons pas le terme officiel.). Au niveau des graffitis, quelques belles réalisations, mais plus ou moins polluées par des graffitis de basse engeance. Nous partons de Bristol un peu déçu, ce n’est pas vraiment la Mecque du graffiti…

Direction le canal de Bristol pour arriver à Chepstow, ville située sur la Wye, rivière qui marque la frontière entre le pays de Galles et l’Angleterre. Parcours difficile et nous arrivons un peu usés. Nous sommes reçus par une charmante mamie, Elisabeth et son époux dans un B&B.

Salisbury (Dinton) Bath

La soirée « Curry » hier soir, une réussite, beaucoup de monde et les mets tout simplement excellents ! Nous avons ainsi fait connaissance du cuisinier, d’origine hindou. Ce séjour à l’hôtel fut excellent, un patron toujours avenant, super relax et drôle parce que faisant étalage de son français, d’environ 10 mots, le barman, un peu décalé et donc le cuisinier, super empathique. Cette nuit, vers trois heures, une alarme inopinée a retenti dans notre chambre, nous a donné l’occasion de voir le barman, en pleine nuit, enroulé dans un drap, un peu comme une toge ; hilarant.

Aujourd’hui, départ pour Bath et la chance étant avec nous, il est prévu un temps sec : nous sommes chanceux : depuis que nous sommes arrivés, nous n’avons eu pas plus de deux minutes de pluie. Néanmoins, ce matin, vers 8 h 30 9 H, heure anglaise, il fait froid. Et après avoir gravi une bonne cote (nous avons dû mettre pied à terre !), en redescendant dans la vallée, nous sommes surpris par des traces de gel ! Et ce n’est que dans l’après-midi que le temps se réchauffe en arrivant à Bath. Notre trajet se fait à travers la campagne anglaise, mais nous voyons de plus en plus de petit dragon rouge, symbole du pays de Galles. L’importance du dragon dans la culture galloise remonte à la légende arthurienne lorsque Merlin eut la vision d’un dragon rouge combattant un dragon blanc (les envahisseurs saxons). Quand nous traversons certains villages, nous pourrions nous croire dans la campagne entre Caen et falaise. Même architecture de maison construite dans une pierre similaire à celle de Caen, bien que cette dernière ne soit pas oolitique, mais bioclastique.

L’arrivée à bath se fait en utilisant une voie cyclable, une ancienne voie ferrée, mais la curiosité de celle-ci est que nous avons emprunté deux tunnels, le premier faisait un peu plus d’un mile (presque 1 700 m) : très peu d’éclairage, mais des haut-parleurs diffuse de la musique classique !

Et à la sortie du deuxième tunnel, notre hôtel. Ce soir, visite de Bath et demain direction le pays de Galles, en faisant un crochet par Bristol : Bansky oblige…Oops Banksy

Stonehenge

Départ ce matin pour Stonehenge. En fait, c’est à un peu plus de 20 km de l’hôtel, petite route tranquille pour arriver à ce site, monument mégalithique d’environ 3 000 av. J.-C. A priori, il semble qu’il subsiste quelques inconnues sur son utilité et les raisons pour lesquelles ces pierres ont été érigées, leur orientation etc. Pour des cérémonies ? Des sacrifices ?

Les explications sont assez succinctes et ce lieu, inscrit à l’Unesco ressemble plus à un business qu’a un site historique. (Plus de 40 £, presque 50 € pour nous deux)

Sinon, l’aller et retour à vélo sans les bagages fut agréable. Les routiers en particulier sont très bienveillants pour les deux-roues.

Ce soir, à l’hôtel soirée typique anglaise : soirée curry😊 et demain départ pour Bath. (Beaucoup de dénivelés…).

Winchester Salisbury

Nous vous avons laissé hier avant que nous ne visitions Winchester. Avec tous nos détours, nous sommes arrivés un peu tard et la plupart des monuments sont fermés. Pour la cathédrale, nous avons de la chance, il y a un événement (une répétition pour une cérémonie à venir, mais je n’ai pas compris exactement ce que c’était.). Et « du coup » comme diraient mes copines de Fac, nous pouvons tout de même entrer et la visiter à l’exception du chœur. Elle est monumentale (ce serait la plus longue cathédrale d’Europe.) et magnifique. Normal, ce sont les Normands qui l’ont érigée 1079. Merci Guillaume, qui je le rappelle aurait passer quelques années durant son enfance à Fécamp… Il faut dire que pour avoir le soutien du pape, il s’était engagé à reformer l’Église d’Angleterre et à faire quelques travaux…. Les bâtiments dont les restes du château (qui renfermerait la table des chevaliers d’Arthur) autour sont également intéressants. Nous avons pu retrouver quelques traces de Français, le cri de guerre de Charles V Dieu et mon droit et la devise de l’ordre de la jarretière, l’ordre le plus ancien de la chevalerie Anglaise. Nous avons aussi pris quelques photos de paysages aussi autour d’un très vieux moulin à eau.

Ensuite, pub dîner et dodo.

Ce matin, départ après un breakfast à l’anglaise pour Salisbury. Pas de problème aujourd’hui et alors qu’hier, nous avions l’impression d’être presque toujours en ville, aujourd’hui, c’est la campagne, des lapins, des écureuils, et même un troupeau de cervidés. Nous avons donc visité Salisbury et sa cathédrale. Elle est également impressionnante. Nous y avons vu une horloge, ce serait la plus vieille au monde (1341 de mémoire) et surtout, cette cathédrale renferme un exemplaire de la « magna Carta » (Mme S, sort de mon corps😊), la charte qui définissait en 1215 les droits de la noblesse anglaise. Arrivée à l’hôtel pour deux jours : demain, nous irons à Stonehenge (Je pense à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel.)

Portsmouth Winchester

Bon, revenons à hier. La conduite à gauche : et bien, même à vélo ce n’est pas évident… Et chose encore moins évidente, les pistes cyclables : il y en a ! Mais pas toujours indiquées, qui se terminent quelquefois de façon inattendue… Bon, nous ne sommes pas fans de leur conception de la piste cyclable. L’hôtel, un super accueil avec une déco super kitsch un peu ésotérique. Et donc notre balade dans le vieux Portsmouth, de vieilles façades, mais très peu mise en valeur, une cathédrale surprenante. Elle date de 1185, mais c’est une succession de reconstruction, la dernière de 1991. Cela donne un imbroglio d’architecture… où se côtoient des fresques médiévales et des christs modernes ou des fonts baptismaux d’une forme non-conventionnelle, géométrique, plus ou moins rectangulaire. Nous avons ensuite recherché les traces de Nelson, sa maison natale, son point de départ pour Trafalgar, ses statues, mais nous n’avons pas retrouvé son bras😉.

Et donc, ce matin, après un vrai Breakfast à l’Anglaise, nous sommes partis vers Winchester. Après notre première découverte hier de la pratique du vélo en ville anglaise, ce ne fut pas trop laborieux. Nous devons avouer que nous avons pas mal galéré aujourd’hui, nous utilisons bikemap pour gérer le trajet et celui-ci nous a mener à un chemin impraticable et de plus interdit à toute circulation …. Donc, retour arrière et quelques kilomètres de plus, ensuite, ce fut des travaux et une déviation… Interdite au vélo, quelques kilomètres de plus et enfin, mea culpa, un manque de vigilance de ma part avec pour conséquences quelques kilomètres de plus et une « méga montée » pour rien…. Enfin, nous sommes à l’hôtel à Winchester et nous allons, après la douche visiter cette ville. Cathédrale, château, moulin a eau et plus si affinités…  Demain, direction Salisbury

Ouistreham Portsmouth

Arrivée à Ouistreham. Nous avons fait une petite promenade à pied. Hormis le nom, Ouistreham nous est inconnu. Nous prenons donc la direction de la mer et la plage. Le front de mer ressemble à un parc de loisir : poney, chars à voile, piscine à toboggans, karting…. Et derrière, des maisons presque toute inhabitées. Un peu déçus, nous cherchons le « vieux » Ouistreham et pour ce faire, recherchons le clocher. C’est généralement autour de l’église que l’on trouve le village originel. Bien nous en fait, nous trouvons effectivement un petit bourg sympathique et une superbe église en pierre de Caen, en particulier le portail finement décoré : l’église paroissiale Saint-Samson, construite un peu avant 1150, sous l’égide de la sixième abbesse de la Trinité de Caen, Jeanne de Coulonces. A côté, un ensemble de bâtiments, également du X, XIème siècle la grange aux dîmes qui servait à stocker les produits perçus de cette redevance. La spécificité de ce monument est la ressemblance architecturale avec celles construites en Angleterre à cette période. Nous n’en verrons pas plus. Tout est fermé. Retour à l’hôtel et restau avec la famille de la basse. Ce matin, réveil à potron-minet, l’embarquement est à 7 h 30. Petit-déjeuner à l’hôtel vers 7 h avec les premiers habitués du bar : une tranche de vie, ça pérore, ça s’interpelle, ça cancane… Ça, c’est la France 😊. Bon ensuite, nous passons devant la statue d’Aristide Briand, mon pote pacifiste et nous dirigeons vers l’embarquement pour le ferry. Nous ne verrons rien, il y a un brouillard à couper au couteau. Le matin, la France et ses croissants au milieu des habitués du troquet et maintenant la Grande-Bretagne et son Fog (brouillard). Pour les clichés, c’est bon pour aujourd’hui. Débarquement, hôtel, blog, et itinéraire pour demain. Winchester. Puis nous chercherons la « old Town » de Portsmouth et les trace de Nelson.

Nous sommes partis !!!!

Nous venons de faire notre première étape, tranquille, 48 km. Pour moi, c’était le dernier partiel vendredi, et pour Vero, sa dernière journée de travail samedi. Le temps de ranger la maison (Oui, je sais, je suis « tâtasse. »), de faire une dernière réunion de famille le samedi soir avec les enfants, les petits enfants (et aussi l’occasion de fêter les anniversaires), de passer le dimanche avec « Jolie Maman » et la famille de Vero et nous voilà partis ce lundi matin. Une petite étape sans difficulté, un peu de pluie, mais les trois années passées sur les bancs de la fac ont émoussé ma condition physique… Vero, elle est toujours au top… Nous sommes donc partis de Bons-Tassilly dans la basse, direction Ouistreham où nous prendrons le Ferry demain matin pour Portsmouth. Nous sommes passés devant chez le beau-frère et la belle sœur avant d’arriver à Ouistreham en suivant le canal. Quelques jolis paysages et belles demeures.

La COVID 19 est une histoire du passé. L’escapade en Australie ne se fera pas cette année, ce sera l’Europe du Nord.

Salut ce sont Marc et Véro. Nous sommes tous deux sportifs (CAP, Triathlon, etc.) et passionnés de voyage. Apres notre première expérience que fut la traversée de l’Europe d’ouest en est et retour, quelques balades dans la savane en Afrique de l’Ouest et en France, notre nouveau projet était de partir en Australie. Malheureusement, COVID 19 est passé par là et ce projet est reporté aux calendes grecques. Donc 2023, ce sera un périple direction Europe du Nord, le pays de galles, l’Irlande, l’Ecosse et on avisera ensuite. A voir en fonction t du temps dont nous disposerons. Mais toujours le même concept: partage, échanges, et le but ultime qui restera toujours de se faire plaisir.

Suivez sur ce blog notre voyage et découvrez nos rencontres.

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